@Pierre Régnier
Vous voulez défendre les valeurs chrétiennes et vous semblez rejeter l’Eglise ! Paradoxe !
Deux mots quand même :
-l’Eglise catholique a introduit l’Ancien Testament dans sa Bible. S’estimant héritière du peuple juif, elle n’avait pas à rejeter ses écritures.
-Et elle a essayé de donner une interprétation spirituelle et théologique des passages les plus violents
Qu’auriez vous voulu qu’elle fît ? Que les papes, après près de 2000 ans, décidassent de tronquer la Bible de l’Ancien Testament ? C’eût été inadmissible ! Au contraire l’Eglise a fait la meilleure chose qu’elle a pu.
Par ailleurs l’accusation de peuple déicide, à ma connaissance, n’a jamais été formalisée dans aucun document magistériel (même si quelques théologiens a titre privé ont formalisé effectivement cette théorie). Cette théorie a été condamnée certes au concile de Vatican II mais aussi bien plus tôt, au concile de Trente : "
« Il faut ensuite exposer les causes de la Passion, afin de rendre plus frappantes encore la grandeur et la force de l’amour de Dieu pour nous. Or, si l’on veut chercher le motif qui porta le Fils de Dieu à subir une si douloureuse Passion, on trouvera que ce furent, outre la faute héréditaire de nos premiers parents, les péchés et les crimes que les hommes ont commis depuis le commencement du monde jusqu’à ce jour, ceux qu’ils commettront encore jusqu’à la consommation des siècles [...]. Les pécheurs eux-mêmes furent les auteurs et comme les instruments de toutes les peines qu’il endura. »
« Nous devons donc regarder comme coupables de cette horrible faute, ceux qui continuent à retomber dans leurs péchés. Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre-Seigneur Jésus-Christ le supplice de la Croix, à coup sûr, ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal (Hebr., 6, 6.) crucifient de nouveau dans leur cœur, autant qu’il est en eux, le Fils de Dieu par leurs péchés, et Le couvrent de confusion. Et il faut le reconnaître, notre crime à nous dans ce cas est plus grand que celui des Juifs. Car eux, au témoignage de l’Apôtre (Cor., 2, 8.), s’ils avaient connu le Roi de gloire, ils ne L’auraient jamais crucifié. Nous, au contraire, nous faisons profession de Le connaître. Et lorsque nous Le renions par nos actes, nous portons en quelque sorte sur Lui nos mains déicides »