Pour commenter la caricature de Dilem, je colle un extrait du livre de Onfray :
Dans son livre « Penser l’islam » (2016 - Grasset) Michel Onfray détaille quelques histoires de ce « beau modèle » des islamistes, et critique les accusations absurdes et malveillantes « d’islamophobie » lorsque l’on ne fait qu’expliquer qui était le prophète de l’islam en ne reprenant que des textes authentiquement musulmans que l’on retrouve dans toutes les mosquées et les librairies islamiques .
" Si l’on se contente de la Sîra (la biographie de Mahomet), et aucun musulman, à ma connaissance, n’a jamais considéré qu’il s’agissait d’un faux et tous reconnaissent qu’elle rapporte vraiment les faites et gestes du Prophète, on peut y trouver ces informations que je livre à votre réflexion : lors de son retour à Médine, Mahomet fait savoir à son neveu qui lui disait n’avoir rencontré parmi les combattants que des vieillards sans cheveux qu’il les a égorgés.
Puis ceci : concernant Uqba qui lui demande avant de mourir : « Mahomet, qui va nourrir mes petits-enfants ? », le Prophète lui répond « Le feu », et lui tranche la tête (I.643-646).
Et puis ceci : le poète juif Ka’b ibn al-Achraf ayant écrit des textes indignés après le meurtre des siens à Badr se fait poignarder à mort sur ordre de Mahomet (II.51-58).
De même : le mari de Cafiyya refuse de dire où il cache son trésor : les musulmans le torturent, puis lui tranchent la tête... (II.241)
Cette dernière enfin : lors de la bataille du Fossé, qui oppose juifs et musulmans, Mahomet se propose de mettre fin à trois années de guerre larvée avec les juifs en décidant du combat. Il déclare que tous les hommes de la tribu des Qorayza seront décapités et leurs femmes vendues en même temps que leurs enfants. Presque un millier de juifs sont ligotés et décapités les uns après les autres au bord d’une fosse commune : « Le cataclysme fondit sur eux et le matin suivant ils gisaient dans leurs demeures » (VII.78).
Soit ce texte dit faux, et alors il faut tout de suite dénoncer la dangerosité de cette falsification après avoir démontré qu’il s’agissait bien d’une falsification ; soit il dit vrai, alors il faut composer avec ces informations. Le hadîth de Boukhari (IV.73) ne rapporte pas par hasard ce propos de Mahomet qui dit : « Sachez que le paradis est sous l’ombre des épées. »
...
Pour pouvoir continuer à avancer, il nous faut résoudre une question : oui ou
non la Sîra est-elle un texte reconnu comme une source par l’islam ?
...
Pour ma part, je ne juge pas de l’islam par ouï-dire, mais par des lectures qui
ne sont pas islamophobes puisque ce sont les sources mêmes de l’islam... Est-on
islamophobe quand on cite le coran sans le commenter ou qu’on cite les faits
rapportés dans la Sîra ?
Si oui, voilà qui devient problématique, car quiconque se réfère aux sources
contre la légende et la vulgate se voit traité d’islamophobe par des gens qui
se disent musulmans mais n’ont lu aucun de leurs textes sacrés et ne
connaissent pas même ce qu’a été Mahomet, ce qu’il a fait et ce qu’il a dit.
Dans cet ordre d’idées, je regrette d’avoir à vous dire que les musulmans qui
recourent à la violence au nom de l’islam, eux, ont lu les textes et les
connaissaient... A moins que d’autres les aient lus pour eux, et ceux-là ont
bien lu ce qu’il y avait à lire. Et ce qui était écrit. "
Michel Onfray , « Penser l’islam » , page 80
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