@Yann Esteveny
« Pierre n’a jamais conduit les âmes sur des chemins de perdition. » Cela aurait peut-être été le cas si Jésus ne l’avait pas corrigé... Dieu nous a fait libre mais cette liberté entraîne la responsabilité. Effectivement, cette dernière encyclique encourage ceux qui ont une position relativiste dans l’Eglise et ils sont nombreux. D’un autre côté, ces positions ont toujours existé et existaient avant l’arrivée de ce pape. Chacun est individuellement responsable devant Dieu, le pape, comme les laïcs. Au moment du jugement, Jésus n’acceptera sans doute pas qu’ils puissent se défausser sur la parole d’un pape pour avoir ignoré l’amour de Dieu. Cela vaut également pour tous ceux qui auront suivi une idéologie quelconque. S’ils ont fait ce choix, c’est déjà qu’ils refusaient personnellement l’amour de Dieu pour leur préférer l’amour d’eux-même. Ce n’est pas ce qu’ils font qui les sauvera, mais ce qu’ils sont. La charité, c’est le sacrement de l’amour, pas celui de l’aumône.
Satan existe depuis qu’il a été créé par Dieu. Il nous est pas demandé de le détruire car ce n’est pas à notre portée et nous ne pouvons pas le combattre sans occasionner des dégâts collatéraux (parabole du bon grain et de l’ivraie). Tout ce que nous pouvons faire, c’est de ne pas lui donner prise par la prière et d’inviter ceux que nous rencontrons à faire de même. C’est Jésus que nous devons rencontrer et pas le pape. Je relativise donc la parole du pape François quand elle contredis ce que l’Esprit-Saint m’enseigne. L’Esprit-Saint m’enseigne aussi l’obéissance à l’Eglise pour ce qui est de son ressort. Mais l’Esprit-Saint peut aussi nous proposer d’autres voies lorsque la voie principale est bouchée.