Un texte absolument nécessaire aujourd’hui.
La réalité va doucement commencer à rattraper tout le monde. À Paris, il y a aujourd’hui dans les couloirs du métro des jeunes qu’on n’y voyait pas auparavant : celui-ci vend des cigarettes, celui-là ne monte jamais dans la rame, il reste là, il regarde ces gens — dont je suis — qui sont encore pourvus d’un travail, d’un salaires, de collègues, d’un reste de vie socio-professionnelle.
Vous parlez à bon escient de ce docteur Laurent Alexandre : créer l’indigence autour de soi permet d’entretenir le syndrome du sauveur chez nombre de nos médecins. Ils n’apprécient rien mieux que les personnes angoissées, souffrantes ou déprimées — qui les font indirectement passer pour des héros. Nous parlons ici d’une vraie perversité psychiatrique capable de les pousser à promouvoir le chaos partout, ceci afin de flatter leur rôle, leur métier, leur égo.
A cela, il convient de reconnaître que sans indigence, point d’esclaves ; sans esclaves, point de cour ; et sans cour, point de rois ! Ça leur achète des plaisirs discrets, des jeunes filles ou des jeunes garçons dans le besoin ! Ça leur paye tout et tout le monde, en somme : une bonne, un gardien, une pute, un jouet !! Les plus grosses voitures, les plus grandes maisons, les plus belles femmes, les plus fabuleuses vacances et les plus nombreux amis !!
Vous faites bien, monsieur Zeter, de conclure par Soleil Vert. Parce qu’à force d’organiser le chaos autour de soi, on risque un jour de trébucher ou de prendre un mauvais coup — soi-même, comme ses proches. Et parce que les hommes et les biens qui ne brillent que dans les ténèbres qu’ils provoquent, se voient comme le nez au milieu de la figure...