@popov
Il y aurait donc un progrès incontestable et une amélioration dans la qualité de l’expression. On ne peut que s’en féliciter. « Fachopithèque » est infiniment plus réjouissant que « Etron ». Pourtant, cela reste du niveau de l’attaque « ad personam ». Ce n’est pas le plus sûr moyen de faire valoir un point de vue. Cela étant dit, il faut reconnaître que @OMAR n’a pas été ménagé. J’ai été un peu choqué, j’avoue. J’ai fini par comprendre que ce n’était que la poursuite d’échanges, voire d’invectives entre vous, démarrés ailleurs. Il y a longtemps. Sans connaître les tenants et aboutissants de ce vieux contentieux, il est difficile d’y voir clair.
Il reste néanmoins l’amertume de constater qu’une mise en cause de l’Islam fondamentaliste finit toujours par buter sur une interprétation présentant cet examen comme une agression contre l’islam dans son ensemble. Très vite, on atteint le point Godwin. Alors, fusent les accusations de fascisme et de nazisme. Bien souvent émises, d’ailleurs, par ceux qui nient la Shoah. « Fachopithèque » en est la version picaresque. Mais le confusionisme et le révisionisme sont bien là. In fine, est-il possible de distinguer « Islam modéré » et « Islamisme » ? Ne s’agit-ilpas d’un vain jésuitisme ?
Par conséquent, chaque mesure prise par la France pour faire face au terrorisme ou pour s’en prémunir a pu être présentée comme de l’islamophobie, déclenchant une haine mondiale contre notre pays. C’est ainsi que l’on a vu des musulmans, se disant modérés, reprendre avec empressement les pires fake-news des fondamentalistes et surenchérir dans les invocations à une punition divine. Lesquels n’étaient que des appels, même pas subliminaux, mais difficilement censurables, au meurtre. Notons que la cible désignée était Emmanuel Macron mais que tout Français, voire tout résident de notre territoire, pouvait devenir l’agneau expiatoire d’une religion, librement inspirée d’une confession monothéiste, dont le sacrifice humain devient un des piliers majeur du culte.
Je crois, donc, qu’il faut savoir tenir ses positions et ne pas rechercher le consensus à coup de renoncements. Le slogan du « vivre-ensemble » est un hochet agité naïvement, dans le meilleur des cas, et, plus généralement, avec des arrières-pensées intéressées. Seul reste le rapport de force. Il faut tenter de l’exercer avec humanité, avec respect de l’autre, et dans le cadre de l’Etat de droit, mais sans lâcheté ni reniement.