Il est intéressant à ce propos de mentionner les noms des signataires de la résolution de Khartoum : l’Egypte, la Syrie, la Jordanie, le Liban, l’Irak, le Maroc, l’Algérie, le Koweït, et le Soudan.
Quatre des neuf signataires sont devenus les alliés militaires d’Israël, deux ont cessé d’exister en tant qu’entités étatiques homogènes, un, le Koweït entretient officieusement des relations « normales » avec Israël, et le dernier, l’Algérie, est une dictature militaire anachronique, dont l’orientation diplomatique a moins d’influence sur le monde que la République Sérénissime de Saint-Marin.
Les Arabes ont « effondré » la cause palestinienne, au point que les Palestiniens – à commencer par leurs dirigeants – ont cessé d’y croire. Ne reste que des bandes mafieuses qui s’habillent du manteau politique afin de justifier leurs crimes. Et qui n’hésitent jamais à échanger des informations avec Israël.
Maintenant n’ayant plus les mêmes finalités et s’étant aperçus qu’Israël, loin d’être un ennemi juré était un allié fiable et précieux, les Arabes ont changé d’avis. Et la cause palestinienne n’est plus qu’un épiphénomène pour nostalgiques du panarabisme et antisémites indécrottables, broyés dans un processus irrémédiable.