Les gens d’Autrefois
Il y avait, avant, des moulins à vent
Moulins à aube et moulins à vent.
Meunier, tu venais dès l’aube,
Le cœur fredonnant et le nez au vent !
Il y avait autrefois de ces tablées de dix
Qui, de belles histoires, étaient toujours avides.
Marin, tu faisais de ces rêves liquides
Au gré des Atlantides et pour la ville d’Ys !
Las ! Où sont passés les belles gens d’Autrefois
Partageant sans rien dire leur table et le bon pain ?
La patrie de Jeanne, si chère aux droits humains,
N’est-elle plus aujourd’hui qu’une biche aux abois ?