Dans un communiqué dimanche, l’organisation de défense des droits humains, Human Rights Watch (HRW), a, elle, dénoncé des exactions contre des civils assimilables à des « crimes de guerre » de la part de soldats russes dans les régions de Tcherniguiv, Kharkiv et Kiev. HRW dit avoir documenté plusieurs cas de « violations des lois de la guerre », citant celui d’une femme violée à plusieurs reprises et battue par un soldat russe, les exécutions sommaires de sept hommes, « d’autres cas de violence » et « menaces à l’encontre de civils », ainsi que des pillages.
À Boutcha, un journaliste de l’AFP a vu, samedi, les corps d’une vingtaine d’hommes, gisant dans une rue. Ces personnes ont été « toutes tuées d’une balle à l’arrière de la tête », selon Anatoly Fedorouk, le maire de cette ville reprise aux Russes, où près de 300 cadavres ont été enterrés dans des fosses communes. « Nous avons trouvé des fosses communes. Nous avons trouvé des gens avec les mains et les jambes ligotées et avec des impacts de balles, à l’arrière de la tête », a déclaré à la BBC le porte-parole du président ukrainien, Serguiï Nikiforovil. « C’étaient clairement des civils et ils ont été exécutés ». « Cela ressemble exactement à des crimes de guerre », a-t-il estimé.