La guerre qui se poursuit depuis lors ont d’ores et déjà profondément modifié la face du monde. L’image et le rôle de plusieurs pays ont été entièrement modifiés.
La Russie a cessé d’être vue comme une puissance, certes parfois problématique, mais capable à tout prendre de coopérer et de défendre des valeurs communes. Le monde la voit désormais comme elle s’est toujours vue elle-même : une ennemie existentielle de l’Occident, qui méprise l’ordre juridique international et les droits de l’homme, et ne s’intéresse à rien d’autre qu’à la domination brute.
L’armée russe, naguère parmi les plus respectées du monde, a souffert d’un brusque effondrement de sa réputation : si elle garde une importante puissance de feu, elle est logistiquement démantibulée, tactiquement comateuse, arriérée dans les communications et les techniques de l’information ; ses soldats n’ont aucune autre motivation que l’attrait du massacre, du pillage et du viol.