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Gisyl 19 avril 2022 10:25

La Constitution, les traités européens et international ont été écrits par des hommes et ne sont pas parole d’évangile. Or, ce que des hommes ont fait, des hommes peuvent le défaire.

Nos gouvernants s’en sont-ils privés depuis 1958 en modifiant à une douzaine de reprise le texte de la Constitution de la cinquième République ? Le pire a été Sarkozy et sa tentative pathétique d’instaurer un gouvernement des juges à l’américaine avec la QPC.

Vous pourrez constater que les modifications vont toutes dans un renforcement du rôle des contre-pouvoirs comme le Conseil constitutionnel face à la volonté du suffrage universel. Charte de l’environnement et Préambule de la Constitution de la IVe République s’ajoute au texte de la Constitution proprement dite pour constituer un bloc de constitutionnalité auquel les Sages peuvent faire dire finalement tout ce qu’ils veulent puisque — vous comprenez — ce sont les « valeurs de la République ».

Des valeurs à géométrie variable d’ailleurs : on pourra les évoquer pour parler de « principe de fraternité » pour le passeur Herrou mais on les oubliera pour la renationalisation des autoroutes (article 9 du Préambule de la Constitution de la Ive République), le droit au travail (article 5 de ce préambule) ou pour invalider des dispositions allant dans le sens d’une plus grande justice fiscale au nom de « l’égalité devant l’impôt ». Il faut le savoir : si le Conseil constitutionnel avait existé en 1913, jamais le gouvernement n’aurait pu créer l’impôt sur le revenu progressif !

En quoi au nom de ce jusnaturalisme partial qui ne protège que les élites devrions-nous toujours sacraliser les principes constitutionnels ?



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