La « prise » de Marioupol masque une défaite stratégique pour Vladimir Poutine.
Cette prise chèrement acquise au prix de lourdes pertes en matériels et en crédibilité militaire – n’est que tactique, et de surcroît en zone russophone prétendument destinée à être « libérée » par l’armée russe selon la propagande du Kremlin, dans un schéma général de défaite stratégique.
Les grandes difficultés rencontrées par l’armée russe à Marioupol et ailleurs illustrent bien la réalité militaire suivante, absolument pas nouvelle et déjà perceptible depuis au moins la guerre du Kippour, la ringardisation du blindé sur les théâtres d’opérations.
Soumis à un déluge de feu à la fois aérien prodigué par les aéronefs classiques et à présent par les drones, et terrestre depuis les servants de missiles antichars, il est d’autant plus vulnérable dans les ruines urbaines. Ironie de l’histoire : en 1942, à Stalingrad et ailleurs, les Allemands en avaient déjà subi la douloureuse expérience.