On peut voir dans ce dernier point, la « dépravation de l’Occident », une réussite de Poutine.
L’idéologie communiste et l’aura qu’elle exerçait ayant disparu avec l’URSS, Poutine a su construire de toute pièce une nouvelle référence idéologique et un nouveau rêve sociétal... Sociétal et avant tout moral...
C’est ainsi que Poutine a créer « la dépravation de l’Occident » et qu’il s’en est fait l’antithèse, le pourfendeur, le sauveur. Aux inutiles libertés individuelles, la Russie de Poutine oppose l’ordre, fruit de l’autorité d’un chef charismatique. A la liberté de moeurs Occidentale, l’Orthodoxie institutionnalisée. Au pacifisme des faibles, le militarisme des durs !
Puis notre expert idéologue s’est chargé de dessiner les bannières et de les envoyer de par le monde... le nouveau Rêve russe pût alors s’exporter et séduire quelques masses confidentielles... Le nouveau softpower à la Russe était né...
Pas mal pour une nation et son identité dont il ne restait rien de vendable au début des années 90 !