Il y a un manque de professeurs ...et aussi un manque de soignants, un manque de personnel de restauration, un manque de travailleurs de BTP, etc. malgré un taux de chômage supérieur à 7%, question d’adéquation de compétence et de motivation.
Concernant les emplois ’’diplômés’’, l’explication est l’attrait de salaires plus élevés dans le privé et également une forte proportion de jeunes diplômés optant pour travailler à l’étranger (récemment il y a eu un reportage sur des soignants installés au Quebec).
Notons que, concernant les enseignants, il est demandé un niveau de diplôme plus élevé que naguère, mais le niveau de rémunération n’a pas suivi (peut-être que l’escalade de niveau de diplôme n’est pas toujours adéquat).
Concernant les emplois "pénibles’’, le différentiel de rémunération est souvent peu élevé par rapport aux allocations de non-travail en France, ce qui est un facteur de désincitation (l’indemnisation du ’’quoi qu’il en coûte’’ a aussi joué dans ce sens). Ce sont souvent des travailleurs détachés de pays de l’Est ou des nouveaux immigrants du travail qui assurent les emplois vacants.
Le fait de travailler pour acquérir des droits sociaux (retraite, chômage, mutuelle santé, etc.) est de moins en moins un facteur de motivation, car là aussi les minima rattrapent les droits cotisés.
Sur ce sujet, il y a deux gauches : celle du travail -avec le PCF-, et celle des revenus inconditionnels. Paradoxalement la droite coche souvent dans la deuxièmes case, en rognant sur les droits cotisés pour leur substituer des primes ceci ou chèques celà, occasionnels ou récurrents, sous condition (tassement des revenus).