@Géronimo howakhan
C’est une entreprise hardie que d’aller dire aux hommes qu’ils
sont peu de chose. Chacun est jaloux de ce qu’il est, et on aime mieux
être aveugle que de connaître son faible ; surtout les grandes fortunes
veulent être traitées délicatement ; elles ne prennent pas plaisir qu’on
remarque leur défaut : elles veulent que, si on le voit, du moins on le
cache. Et toutefois, grâce à la mort, nous en pouvons parler avec
liberté. Il n’est rien de si grand dans le monde qui ne reconnaisse en
soi-même beaucoup de bassesse, à le considérer par cet endroit-là.
SERMON SUR LA MORT, Premier point.