Le mouvement de protestation touche désormais 162 villes iraniennes, grandes et petites : on peut parler d’une situation insurrectionnelle. Le nombre de morts, selon nos sources intérieures, s’élève à 240.
Il y a des unités de résistance qui, à l’intérieur du pays, sont en train d’agir. Les slogans sont très clairs, et ce sont les centres de répression, les institutions symboliques du régime, qui sont ciblés.
Les forces répressives sont démoralisées, il y a des désertions, beaucoup ne veulent plus devoir réprimer dans la rue leurs proches, leurs voisins.
Le Conseil national de la résistance iranienne, qui a comme mot d’ordre « ni Shah ni Mollah », a un programme pour préparer en six mois des élections libres, constituantes et législatives, pour que les Iraniens décident enfin eux-mêmes, au suffrage universel, du sort de leur pays.