Vous seriez donc d’accord avec Blanquer
qui, sous l’impulsion de Macron, prétendait lutter contre les
méthodes et les messages de la culture « woke » et de la « cancel
culture » et disait que cette idéologie venue des États-Unis
contribuait à la fragmentation de la République : « on ne doit pas
essentialiser les différences » et « on ne doit pas chercher à
fragmenter la société en sous-chapelles identitaires ».
Apparemment, Macron a changé son fusil
d’épaule par un virage à 180°, mais en fait la question n’est pas
là., car ce ne sont pas des militants qui importent la « culture
woke » mais des think tanks français qui « organisent une
importation des paniques morales conservatrices américaines dans
l’espace politique français, afin de contrer le progressisme
politique ». Pour
Albin Wagener, chercheur associé à l’INALCO,
« Fondapol »
et tout un « spectre politique qui va de la gauche républicaine
conservatrice à l’extrême droite ». Le but est « de présenter
une vision conservatrice de la société » et de présenter « des
mouvements de reconnaissance et de justice sociale comme dangereux
pour l’équilibre démocratique ».