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Samson 7 février 2023 00:12
Samson

@rosemar
« Vous connaissez le Mémorandum de Budapest ? »
Oui ! Et ce n’est certainement pas un hasard si l’Opération Militaire Spéciale russe en Ukraine a été déclenchée seulement trois jours après la menace brandie par Volodimir Zelensky à la conférence de sécurité de Munich de ne plus respecter les engagements de dénucléarisation de l’Ukraine si le Memorandum n’était pas renégocié ! La menace semble avoir été particulièrement bien entendue et mesurée dans toutes ses implications géostratégiques par le Kremlin !

« Cinq jours avant l’invasion russe, le 19 février 2022, à la conférence de sécurité de Munich, Volodymyr Zelensky faisait lui aussi référence au mémorandum de Budapest de 1994 en expliquant que, si une renégociation ne s’enclenchait pas rapidement entre les parties signataires, son pays considèrerait qu’il n’était plus tenu de respecter ses engagements historiques : « L’Ukraine a reçu des garanties de sécurité pour avoir abandonné la troisième capacité nucléaire du monde. Nous n’avons pas cette arme. Nous n’avons pas non plus cette sécurité. » »

« Mais la Russie fournissait aussi des armes aux séparatistes, elle intervenait dans le conflit du Donbass. »
Oui, la Russie a certainement fourni une assistance aux russophones du Donbass mais, se portant garante des accords de Minsk pour le Donbass, en aucun cas des armes lourdes.
Et même au début de l’Opération Militaire Spéciale, le but du Kremlin était encore, comme prévu dans les accords de Minsk, de garantir l’autonomie des républiques de Donetsk et Lougansk dans un cadre ukrainien. Ce n’est qu’au cours de l’évolution du conflit qu’est apparu le projet de rattachement des oblasts de Donetsk, Lougansk et Kherson à la Fédération Russe, ensuite validé, comme avant eux le rattachement de la Crimée, par referendum auprès de la population locale.



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