@JPCiron
Il fut une époque où les Français ne
demandaient l’autorisation de personne, ni leur soutien pour les
opérations tordues.
Pierre Lacoste, alors patron de la
DGSE, a révélé que le sabotage du Rainbow Warrior par les services
secrets français le 10 juillet 1985, avait été commandité par
Charles Hernu, ministre de la Défense, avec l’autorisation explicite
de Mitterrand, président de la République. : « Reçu en
audience par le président de la République, le 15 mai à 18 heures,
j’avais mis cette question au premier point de l’ordre du jour (…).
J’ai demandé au Président s’il m’autorisait à mettre en œuvre le
projet de neutralisation que j’avais étudié à la demande de
Charles Hernu. Il m’a donné son accord en manifestant l’importance
qu’il attachait aux essais nucléaires. Je ne suis pas alors entré
dans un plus grand détail du projet, l’autorisation était
suffisamment explicite. »
Le « navire amiral » de
Greenpeace, à quai en Nouvelle-Zélande, était paré à appareiller
pour l’atoll de Moruroa afin de gêner et protester contre les essais
nucléaires français. Déjà une affaire de sources d’énergie !