Vous évoquez le CNR et certaines des mesures prises à la libération, mais les mesures
les plus importantes n’avaient pas pour matrice l’obédience « gaullienne » :
-
économie
planifiée, nationalisations
(énergie (création d’EDF), assurances (AGF en 1945) et banques
(Crédit lyonnais en 1945, Société générale en 1946))
-
réduction
de la mainmise des collaborationnistes sur le pays
-
rétablissement
du suffrage universel, sécurité sociale, allocations
familiales.retraites...
Ce
sont ces actions (et non pas le plan Marshall qui, lui a endetté
l’état durablement) qui ont non seulement constitué jusqu’à
aujourd’hui une grande partie des acquis sociaux, mais surtout qui
ont permis de relancer l’activité économique sur de nouvelles bases
et accompagné ce que d’aucuns on baptisé les "trente
glorieuses" qui reposaient sur un
système d’économie planifiée.
L’ironie, c’est qu’une fois terminé l’effort collectif (la vie
n’était pas glorieuse pour tout le monde), les ex-collabos embusqués
ont sorti leur nez et commencé à détricoter tout ça et à se
servir. Ils ont commencé par privatiser et continuent àà le faire
pour ce qui reste, et maintenant, ils s’en prennent aux structures
sociales qu’ils veulent privatiser aussi. Le principal objectif de la
réforme des retraites actuel est les passage de la répartition à
la ca-pi-ta-li-sa-tion.
Pas
besoin de faire un dessin.