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Christophe 15 avril 2023 11:15

@pemile

@Christophe « En fait vous ne connaissez rien à Tocqueville »

Tu oses tout toi ! 

J’attends donc avec impatience que tu nous expliques en quoi la Chine actuelle correspond mieux que Taïwan au modèle démocratique défini par Tocqueville !!!!

Commence par une liste exhaustif des contre-pouvoirs, de la séparation des pouvoirs, de la liberté de la presse, de l’implication des citoyens et des associations ? 

En fait je n’ose pas, ce n’est pas nécessaire. Votre assertion démontre que vous ne connaissez rien des écrits d’Alexis de Tocqueville.

Comme je vous l’ai écrit, la démocratie n’est pas une système politique mais un état social. Comme le résume très bien Manuel Zafra Victor : Le risque et la menace qui pèsent sur les démocraties ne sont pas seulement à identifier dans l’arbitraire ou les abus de pouvoir, mais surtout dans l’émergence d’un pouvoir qui, sans recours à la violence et dans le respect des libertés civiles, privera de liberté des citoyens se focalisant sur leurs intérêts particuliers. Ce despotisme ne saute pas aux yeux, et n’est pas fondé sur la peur comme le décrivait Montesquieu. Au contraire, il exerce sa domination de manière subtile : il ne réprime pas, il corrompt ; il bloque toute impulsion altruiste ou civique pour favoriser l’isolement et l’indifférence entre les individus. Il s’agit d’un pouvoir insaisissable, l’égalité de conditions rend le poids de l’opinion générale immense sur chaque individu, et ce phénomène s’explique plus par la constitution de la société que par les lois politiques. (…) Par conséquent, l’espèce de despotisme que les nations démocratiques ont à craindre se caractérise par une extraordinaire souplesse, surtout à travers l’insignifiance du détenteur formel du pouvoir ou de leur nombre, qu’il s’agisse d’un seul ou d’une assemblée ; l’aspect décisif n’est pas qui domine, mais plutôt le comportement des dominés, l’attention doit se porter sur la structure de l’obéissance plutôt que sur celle de la domination.

Et vous me demandez, finalement, d’introduire les concept de Tocqueville sur les principes de domination alors que Tocqueville analyse la démocratie sur le comportement des dominés. En fait vous êtes à contre-sens de Tocqueville. Je peux donc le dire avec certitude

vous ne connaissez pas ce philosophe politique. smiley



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