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Christophe 20 avril 2023 22:00

@l’auteur

De plus la spéculation d’acteurs privés sur les marchés mondiaux s’est amplifiée depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie au moment où le monde doit faire face à une grave crise, comme le souligne David Beasley, directeur du Programme alimentaire mondial.

Il me semble qu’il faille prendre garde sur les raisons d’abord. La spéculation ne trouve pas son origine dans la guerre en Ukraine mais bien dans les sanctions voulue par des gouvernements occidentaux de sanctionner la Russie.


Etant moi-même responsable de la fourniture de puissance énergétique d’une entreprise de production de biens de consommation, il s’avère que notre coût énergétique (principalement électrique) a été multiplié par 10. Ce n’st pas la guerre en Ukraine qui en est responsable mais les sanctions occidentales contre la Russie qui ont fait monter les coûts de production.

Sur les marchés à terme des matières premières agricoles ( dont le blé, le sucre)

Reprenons les fondamentaux. Parlons du blé. Le plus gros exportateur de blé dans le monde est ... la Russie et cela depuis 2019. Les mesures de rétorsions contre la Russie génèrent des difficultés, voir des famines dans les pays principalement d’Afrique. Les bâtons dans roues que nous, occidentaux, mettons dans les rouages du commerce international (arrêt de swift pour les russes, pénalités pour les transporteurs agissant avec des denrées russes, ...) mettent en évidence que l’occident est responsable des famines qui se profilent ... on insiste sur l’exportation des céréales ukrainiennes dans nos médias alors que l’Ukraine n’est que le 8ème exportateur mondial de céréale, loin derrière la Russie que nous cherchons à pénaliser.


Sur votre conclusion : Au vu de ces observations, la grave crise alimentaire à laquelle nous assistons risque de s’installer durablement et avec elle l’inflation, au risque de provoquer une boucle prix-salaires. Dans un contexte de marchés dérégulés, l’industrie financière fait toujours preuve d’une grande imagination à travers l’apparition de marchés dérivés opaques et cette flambée spéculative a des conséquences très négatives sur la hausse des prix alimentaires. Pour sortir du paradigme du capitalisme néolibéral, les Etats devraient reprendre le gouvernail.

Je me pose la question de savoir si ce n’est pas volontaire car la crise est liée principalement à des décisions de nos gouvernement (occidentaux) qui font payer le prix cher aux contribuables pour soutenir un pays dont nous n’avons rien à faire (en tant que contribuable). Une guerre idéologique entre différentes oligarchies est à l’œuvre et nous sommes les pions de nos dirigeants politiques.


Je ne conteste pas votre assertion, mais il reste évident que nous (population insignifiante) allons payer le prix fort de décisions qui nous échappent.



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