"Parmi les manuscrits de Louis-Ferdinand Céline récemment retrouvés
figurait une liasse de deux cent cinquante feuillets révélant un roman
dont l’action se situe dans les Flandres durant la Grande Guerre. Avec
la transcription de ce manuscrit de premier jet, écrit quelque deux ans
après la parution de Voyage au bout de la nuit (1932), une pièce
capitale de l’œuvre de l’écrivain est mise au jour.«
https://www.babelio.com/livres/Celine-Guerre/1400401
»Londres« fait suite, se passe dans le milieu de la prostitution et de la pègre, où Céline avait des contacts, il a un orchestre dans la tête, des acouphènes permanentes, sourd d’une oreille suite à un traumatisme de guerre.
»À la dernière phrase, laconique, du récit de Ferdinand, le déluge de
folie, de violence, de cynisme sous lequel vous avez été enseveli
pendant votre lecture s’arrête pour céder à la stupeur. Comment sortir
indemne de ce roman ?
Il y a tout d’abord la langue, un argot qui sonne à chaque phrase,
rebondit en une mélopée lancinante, une gouaille qui s’enfonce toujours
plus brutalement dans le sordide.
le style
chez Céline infuse dans cette langue crue qui lacère à chaque mot,
crache ses insultes, se débite à la mitraillette et plonge soudain dans
la poésie la plus pure. On sort la tête, suffoqué par un trait de beauté
servi en quelques lignes, après les braises de la folie humaine
tisonnées sans fin par l’écrivain."
Colchik, Babelio