@Gérard Luçon
Suite de ma réponse :
Je vous invite aussi et principalement à méditer les propos d’Alain Finkielkraut, philosophe et
professeur à l’École polytechnique, qui fait de la défense des «
Français de souche » une œuvre quasi missionnaire, bien qu’il
reconnaisse qu’il n’en est pas lui-même, puisqu’il a été
naturalisé en 1950 en même temps que ses parents polonais :
« J’ai
acquiescé mais j’ai ajouté qu’il « ne fallait pas oublier les
Français de souche ». L’idée qu’on ne puisse plus nommer
ceux qui sont Français depuis très longtemps me paraît
complétement délirante. L’antiracisme devenu fou nous précipite
dans une situation où la seule origine qui n’aurait pas de droit
de cité en France, c’est l’origine française » [21].
Lisez aussi ce que dit Patrick
Lozès, co-fondateur du Conseil représentatif des associations
noires (cran), qui défend l’usage de la notion de « Français de
souche » ou, du moins, qui se montre fort indulgent à l’égard
de ses utilisateurs : « Que
les Français enracinés depuis longtemps soient les seuls que l’on
ne puisse pas nommer est une aberration. On peut penser que la
locution « Français de souche » n’est pas heureuse car elle
laisse supposer que ceux qui ne sont pas « de souche » et
auxquels on demande de s’intégrer ne se trouvent pas dans le même
espace ni le même temps que les autres Français, et que la symétrie
n’adviendra qu’au terme d’un chemin, à l’issue duquel ils
auront... réduit leur « écart » [...]. Cependant
dire que nous sommes tous Français ne veut absolument pas dire que
nous sommes tous devenus Français de la même manière. À refuser
d’admettre cette évidence, un certain antiracisme prend le risque
d’écorner l’héritage français, l’histoire française et
demain la culture française ? » [26].
Ne manquez surtout pads de lire le document suivant, posé, intelligent, scientifique :
https://www.cairn.info/revue-migrations-societe-2015-2-page-3.htm
Personnellement, je suis Français, de souche, profondément Français, par toute mon histoire, celle de ma famille, de mes origines, de mes terroirs (ceux des différentes branches de ma famille, principale, mais aussi par alliances), de ma religion, Chrétienne, catholique romaine, celle qui fait que je puis me revendiquer et affirmer, et dire comme tel.
Cordialement,
Renaud Bouchard