Mais qui prend la place dans les centres d’hébergement Rosemar ?
Dans une version tardive, les Danaïdes arrivées aux Enfers sont jugées et précipitées dans le Tartare. Elles sont condamnées à remplir éternellement des jarres (voire des jarres percées) pour remplir un bain sans fond (ou avec une fuite) et laver ainsi leurs péchés. Or celui-ci ne se remplit jamais car l’eau s’écoule toujours ! Ce châtiment est resté célèbre avec l’expression du « tonneau des Danaïdes » qui désigne une tâche absurde, sans fin ou impossible. On retrouve le mythe dans Le Raseur (Caractère XX) des Caractères de Théophraste ou Ischomaque dans l’Économique de Xénophon. Dans le Gorgias de Platon, celui-ci utilise l’image des Danaïdes pour opposer la vision du bonheur de Socrate à celle de Calliclès. Par l’image du tonneau, Socrate montre que laisser libre cours à ses désirs conduit à une éternelle frustration. Calliclès lui répond : « Quand le tonneau est rempli, on n’a ni joie ni peine, mais ce qui fait l’agrément d’une vie, c’est d’y verser le plus possible ».