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Hector 30 mars 2024 11:06
Hector

 Au rythme actuel de la baisse de la natalité, la génération qui monte sera moins nombreuse que la génération qui s’en va  ». Grande première depuis la Seconde Guerre mondiale : en 1975, le taux de fécondité français passe sous le seuil de renouvellement des générations : fini le baby boom ! La politique nataliste trouve alors son champion : Michel Debré. Le député gaulliste, ancien Premier ministre, s’est opposé à la loi Veil pour le droit à l’avortement et déploie toute son énergie sur natalité. Pour lui, c’est « l’avenir de la France » qui est en jeu. C’est ce qu’il déclare avec un ton volontairement dramatique en septembre 1975 : « La France va-t-elle de nouveau connaître une période où le nombre des cercueils sera chaque année supérieur à celui des berceaux ? (...) C’est notre avenir qui est en jeu (...) C’est pourquoi il est important qu’augmente le nombre des foyers d’au moins 3 enfants ! »

 * * *

La politique culpabilisante à l’égard des femmes défendue par Michel Debré sera vivement critiquée, notamment par Élisabeth Badinter en octobre 1989, dans un JT de FR3 Toulouse : « Il y a une politique traditionnelle nataliste qui a toujours échoué. Je pense, par exemple, au discours de Michel Debré, appelant les femmes à faire leur devoir, à être mère, rappelant leur nature, rappelant qu’elles sont responsables et que si elles ne le font pas, elles sont coupables ! »

Merci les Badinter...



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