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jakem 12 février 2025 11:31
jakem

@jakem
( suite ) 3/3

Fin mars 2022, une série de réunions, en présentiel et en visioconférence, se tiennent en Biélorussie puis en Turquie. Elles débouchent sur un document commun, le «  communiqué d’Istanbul  », qui élabore le cadre d’un accord de paix. Dès lors, les négociateurs ukrainiens et russes entreprennent de rédiger un texte plus précis, fournissant à l’Ukraine des garanties de sécurité multilatérales, ouvrant la voie à sa neutralité permanente et, à terme, à son adhésion à l’Union européenne. Mais, au mois de mai, les négociations s’interrompent. Que s’est-il alors passé  ? Jusqu’à quel point les protagonistes étaient-ils proches de conclure un accord  ? Et pourquoi ne l’ont-ils en définitive jamais fait  ?

Revenons au 24 février. Ce jour-là, M. Vladimir Poutine prononce un discours dans lequel il justifie l’invasion par la nécessité de «  dénazifier  » l’Ukraine. Un objectif qui impliquerait de renverser le gouvernement de Kiev, voire de tuer ou capturer M. Volodymyr Zelensky. Pourtant, quelques jours plus tard, Moscou entreprend d’explorer l’éventualité d’un compromis. La guerre n’est pas la promenade de santé que M. Poutine espérait. L’ouverture rapide de pourparlers suggère que le président russe a très tôt abandonné l’idée d’un changement de régime. M. Zelensky manifeste sa volonté de rencontrer son homologue, qui refuse de lui parler directement (...)



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