@ Emile
Du point de vue de l’occupation du territoire, ces « Cités » gauloises remontent probablement au Néolithique. Au fil du temps, le développement des routes et la traction animale ont permis d’augmenter les volume transportés mais pas tellement la vitesse et la capacité de franchissement des reliefs. Le rayon entre la capitale militaire et la frontière oscille généralement entre 40 et 80 kilomètres soit une à deux journées à marche forcée.
Corent est une extension du Crest et s’explique dans le contexte de transition de l’époque. A l’image d’Avaricum, les villes gauloises commençaient à fortement se développer mais il est possible que les élites militaires rechignaient à y transférer le siège du pouvoir. Les sites comme Corent ont pu être imaginés par les Druides pour servir de lieu de débat « neutre ».
Je suis persuadé qu’à l’époque de César, il existait déjà chez les Arvernes une grande métropole commerciale. Si elle n’était pas sur l’actuelle butte de Clermont, elle devait se trouver sur le Puy de Montaudoux ou sur un site tout proche. A partir du IIIème siècle, les grandes agglomérations commerçantes de Gaule se sont emparées du leadership politique de la cité. La nouvelle capitale prenant souvent le nom du peuple qu’elle gouverne.
Je me rends d’ailleurs compte qu’en situant la capitale militaire ségusiave à Donzy du fait de sa proximité avec Feurs, je raisonne à l’envers. Il faut d’abord identifier la capitale militaire puis la trame administrative qui s’est mise en place autour. Bien qu’historiquement intéressant, la configuration topographique du site de Donzy paraît un peu faible comparée au Crest et à Mont-Saint-Vincent. C’est peut-être de l’autre côté de la plaine, au pied du « rempart » des Monts du Forez à Marcilly-le-Chatel qu’il faut situer la capitale militaire ségusiave.