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Les anciens criminels de guerre nazis sont maintenant les héros de la lutte contre le bolchevisme.
On
comprend mieux pourquoi l’Union européenne entend imposer une vision
commune de l’histoire à l’ensemble des pays de l’Union européenne.
Les
héritiers et les descendants des dignitaires nazi réécrivent et
falsifient l’histoire de l’Europe, et bien qu’ils aient demandé pardon
pour les 6 000 000 Juifs assassinés, ils n’ont jamais demandé pardon
pour les 27 000 000 de Soviétiques assassinés par les criminels nazis,
puisqu’il s’agissait d’une « réaction » aux horreurs du communisme,
d’ailleurs, c’est bien pourquoi ils se félicitent que l’Ukraine soit du
bon côté de l’Histoire en tuant des Russes.
Mais
comment peuvent-ils concilier en même temps la réaction « légitime »
contre les « horreurs du communisme » et le génocide de 6 000 000
d’Européens de confession juive ? Ils ne le peuvent pas, car
l’holocauste comme les 27 000 000 de Russes massacrés sont les
conséquences de la barbarie capitaliste au même titre que le génocide de
Gaza.
J’avais
lu il y a longtemps le discours d’Aimé Césaire sur le colonialisme
écrit en 1955 et j’avais noté ce passage extraordinairement
prémonitoire :
« Qu’on
le veuille ou non : au bout du cul-de-sac Europe, je veux dire l’Europe
d’Adenauer, de Schuman, Bidault et quelques autres, il y a Hitler.
Au bout du capitalisme, désireux de se survivre, il y a Hitler.
Au bout de l’humanisme formel et du renoncement philosophique, il y a Hitler ».