Je sais qu’il est de bon ton depuis quelques temps de récrire le narratif historique teinté d’irrespect distillé depuis quelques siècles au bon peuple, pour ce qui concerne la révolution française, il y aurait beaucoup à dire en effet.
Le défilé du 14 juillet à été dès le départ instrumentalisé certes, puis est devenu au fil des guerres un moyen de « rassurer » le peuple ayant réellement subi la guerre et ses conséquences réelles, que nous sommes bien incapable de ressentir réellement dans le monde « confortable » d’aujourd’hui, cette démonstration de force a presque toujours appaisé, titillant aussi chez la majorité une sorte de fibre nationale, d’appartenance rendant fier.
La prise de la Bastille et ses circonstances troubles, étant bien loin de la préoccupation initiale.
Evidemment que c’est exploité, tout comme d’autres grands évènements, bien sûr que ces sentiments sont désormais exagérés par les médias, qui nous le savons sont au service de....
Les détracteurs de cette « tradition » dès le départ, ont été nombreux, de plus en plus, argumentant ci ou ça, parfois justifié, mais majoritairement idéologique à l’encontre de cette commémoration.
Mais je trouve qu’il est presque indécent de se servir de cet évènement, en faisant ressortir certaines défaillances, à cause d’un homme n’oublions pas légalement en place et deux fois de suite qui focalise désormais une sorte de « haine » d’une partie du peuple, d’autant plus que le lendemain, est annoncé des « efforts » à faire pour les Français, enfin certains, afin de « redresser » la barre chancelante du Pays.
« Alors à quand un 14 juillet citoyen, faisant par exemple défiler tous les corps de métiers, ceux qui font vivre la France, avec des maçons, des boulangers, charcutiers, artisans en tout genre, paysans, musiciens, comédiens, infirmiers, cuisiniers... et clowns ? »
Cela serait une bonne idée, un peuple, une nation n’est pas que son armée.
Faut-il pour cela considérablement changer les mentalités, les applaudissements d’une partie du corps médical ont été bien vite oubliés, tout comme l’action des fameux « troisièmes lignes ». Tout métier est honorable, surtout quant il est au service des autres.
Toutefois, je mettrais un bémol, musicien, comédiens, troubadours et saltimbanques, etc... vivant des subsides de l’état ne me semble pas représentatifs des corps de métiers faisant vivre le Pays.
Cependant, je dois convenir que devant le nombre de saltimbanques de luxe officiants sous les ors de la République, ne rendant pas vraiment service au Pays, sont « honorés », alors pourquoi pas eux non plus.