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Mirlababo 19 août 2025 18:42

Bon courage pour contredire ça la clique antisémite du coin, heureusement que les médias sont contrôlés par les juifs. 

Ce n’est que l’introduction. 

Le 29 décembre 2023, l’Afrique du Sud déposait une plainte de 84 pages devant la Cour Internationale de Justice (CIJ), accusant Israël de génocide contre la population palestinienne de Gaza dans le contexte de l’offensive déclenchée après le 7 octobre. Cet article analyse les éléments majeurs et constitutifs de cette plainte. En premier lieu je vais aborder trois aspects, juridique, rhétorique et matériel. 

L’aspect juridique : La plausibilité du génocide

La plainte a été accepté par la Cour Internationale de Justice (CIJ) car elle estime le risque plausible de génocide à Gaza. Mais cela ne signifie pas qu’un génocide a été constaté. La plausibilité est un seuil très bas, sans commune mesure avec la preuve exigeante de l’intention génocidaire. En clair, il est facile d’accuser, beaucoup plus difficile de prouver. À ce jour, aucun tribunal n’a établi qu’Israël a commis un génocide à Gaza.

L’aspect rhétorique : Le continuum historique 

Le cœur de la plainte sud-africaine repose sur une rhétorique : l’idée d’une continuité d’injustices depuis 1948, de la Nakba à l’occupation, jusqu’au blocus de Gaza. Ce récit linéaire occulte pourtant des réalités essentielles : guerres interétatiques (1948, 1956, 1967, 1973), accords de paix (Égypte 1979, Jordanie 1994, Accords d’Abraham 2020), retrait unilatéral de Gaza en 2005. Autant de ruptures qui contredisent l’idée d’un projet israélien monolithique et continu. Présenter 75 ans d’histoire comme une domination planifiée relève plus du militantisme que du droit.

L’aspect matériel : La preuve matérielle

Démontrer factuellement un génocide est extrêmement complexe et exige des preuves concrètes, loin de toute interprétation spéculative. Les déclarations publiques, pour être recevables, doivent être contextualisées et répétées par différentes personnes exerçant une autorité au sein du pouvoir israélien. La preuve matérielle se matérialise par des lois, des documents, des directives officielles ou des aveux explicites, démontrant une intention génocidaire. La volonté délibérée doit être démontrée sans équivoque. À ce stade la plainte repose surtout sur des citations sorties de leur contexte et sur une rhétorique émotionnelle. À titre d’exemple, les déclarations du ministre de la défense israélien Yoav Gallant (9/10/2023), citées dans la plainte, ne peuvent servir d’argumentaire pour caractériser l’intentionnalité d’un génocide car elles visaient explicitement le Hamas, un groupe armé non protégé par la Convention, et non la population palestinienne dans son ensemble. 



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