L’organisation FFC affirme aussi collaborer avec des partenaires de la société civile palestinienne, sous-entendant une distance totale vis-à-vis de toute forme de terrorisme. Cependant, un examen des deux principaux partenaires cités révèle des liens sensibles avec des groupes désignés comme terroristes par plusieurs pays (États-Unis, UE, Israël, Canada).
Partenaire 1 : Union of Agricultural Work Committees (UAWC)
L’Union of Agricultural Work Committees (UAWC), accessible via https://uawc-pal.org/?lang=en, est une ONG palestinienne créée en 1986, axée sur le développement agricole, l’aide aux fermiers et la promotion de la souveraineté alimentaire dans les territoires palestiniens. Elle opère principalement en Cisjordanie et à Gaza, et est partenaire de la FFC pour la coordination locale des livraisons d’aide. Cependant, l’UAWC fait l’objet de controverses majeures en raison de ses liens présumés avec le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un groupe marxiste-léniniste désigné comme organisation terroriste par les États-Unis, l’Union européenne, Israël et d’autres. Fatah, une autre faction de l’OLP (rival du FPLP), a qualifié l’UAWC d’« affilié officiel » au FPLP dans des déclarations publiques en 2021, accusant l’ONG de servir de façade pour des activités militantes. Un audit néerlandais commandé par le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas en 2021 (dans le cadre d’une enquête sur le financement d’ONG européennes) a identifié 34 individus occupant des postes simultanés dans l’UAWC et le FPLP entre 2007 et 2020, confirmant des chevauchements structurels et financiers. Le FPLP est historiquement reconnu pour ses actes terroristes, notamment le détournement d’avions dans les années 1970 (comme l’opération Dawson’s Field en 1970) et l’assassinat du ministre israélien du Tourisme Rehavam Zeevi le 17 octobre 2001 à Jérusalem, revendiqué par le FPLP. Soulignons que le FPLP a collaboré avec le Hamas à partir de la Seconde Intifada (2000-2005), formant une alliance tactique contre Israël malgré leurs idéologies divergentes (séculaire vs. islamiste). Après les attaques du 7 octobre 2023 (offensive du Hamas contre Israël, causant environ 1 200 morts et 250 otages), le FPLP a revendiqué une participation aux assauts, via des déclarations officielles sur ses sites et Telegram.
Plusieurs figures clés de l’UAWC sont directement impliquées dans des activités du FPLP :
Samer Arbid, comptable de l’UAWC, est un membre du FPLP impliqué dans la mort de Rina Shnerb, une adolescente israélienne de 17 ans tuée dans un attentat à la bombe près de la vallée du Jourdain en août 2019. Arbid a été arrêté et condamné par Israël pour son rôle logistique dans l’opération.
Abdel Razeq Farraj, directeur des finances de l’UAWC, est également membre du FPLP et impliqué dans le même attentat contre Rina Shnerb, où il aurait fourni le soutien financier et matériel pour la fabrication de l’explosif.
Ubai Aboudi, coordinateur de projets à l’UAWC, est accusé par Israël de recrutement pour le FPLP, avec des liens documentés dans des rapports de sécurité de 2015-2020.
Bashir al-Khairi, président du Conseil d’administration de l’UAWC jusqu’en 2011, est un leader historique du FPLP condamné à 15 ans de prison par Israël pour ses activités terroristes au sein du groupe, incluant des opérations armées dans les années 1980-1990.
Majdi Yaghi, membre du conseil d’administration de l’UAWC, est décrit par le FPLP comme un « membre du commandement régional » et un « camarade » dans des communiqués internes du groupe, soulignant son rôle opérationnel.
Ces liens ont conduit à la suspension du financement néerlandais à l’UAWC en 2021.
Partenaire 2 : We Are Not Numbers (WANN)
We Are Not Numbers (WANN), accessible via https://wearenotnumbers.org/, est une initiative créée en 2014, visant à former des jeunes Palestiniens au journalisme citoyen pour contrer les narratifs médiatiques occidentaux sur le conflit israélo-palestinien. Elle est hébergée depuis 2015 par l’Euro-Mediterranean Human Rights Monitor (EMHRM), une ONG basée en Suisse. Incarnée par trois Palestiniens sympathisants du Hamas, dont voici une brève présentation enrichie :
Refaat Alareer, tué à Gaza en décembre 2023 lors d’une frappe israélienne sur son domicile (avec plusieurs membres de sa famille), était poète, professeur à l’Université islamique de Gaza (institution souvent associée au Hamas) et contributeur clé de WANN. Son frère, Mohammed Rafiq Alareer, était membre de la branche armée du Hamas (Brigades Izz al-Din al-Qassam) et a été tué par une frappe israélienne en 2014. Refaat Alareer a décrit son frère comme un « martyr » dans des interviews et écrits, en minimisant son rôle dans des missions pour enfants sur Al-Aqsa TV (chaîne de télévision du Hamas, désignée comme entité terroriste par les États-Unis en 2010 pour son contenu incitant à la violence).
Ramy Abdu, basé en Suisse, est expert financier, fondateur de l’EMHRM en 2011 (qui héberge WANN depuis 2015) et co-fondateur de WANN. Son frère, Mohammed Daoud Al-Jamasi (surnommé Abu Obeida), était lié au Hamas et employé à l’UNRWA (l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens), où il aurait servi de lien logistique ; il a été tué par une frappe israélienne avec une partie de sa famille en mars 2025. Ramy Abdu a condamné Israël pour ce « crime » dans des déclarations publiques (sur le site de l’EMHRM et X), sans préciser les liens de son frère avec le Hamas. Abdu assimile publiquement le Hamas à un « mouvement de résistance » légitime contre l’occupation, dans des interviews et rapports de son ONG.
Ahmed Alnaouq, journaliste exilé et basé à Londres, est co-fondateur de WANN. Il avait deux frères : Ayman Alnaouq, membre de la branche armée du Hamas tué en juillet 2014 lors d’opérations à Gaza, et Muhammad Alnaouq, membre de la branche civile du Hamas (impliqué dans des activités administratives et de propagande). Ahmed Alnaouq accuse Israël de « génocide » et de « Nakba » dans ses écrits et interventions médiatiques (comme sur Al Jazeera et son blog), sans condamner les actions du Hamas, y compris les attaques du 7 octobre 2023.
Les liens familiaux indiquent une proximité culturelle et politique avec le Hamas à Gaza. Leur narratif est pro-palestinien, sans neutralité apparente : ils récitent la doctrine produite par la propagande arabe anti-israélienne depuis 77 ans, affirmant qu’Israël occupe Gaza et commet un génocide, sans jamais condamner le Hamas. Cela contraste avec des intellectuels arabes ou musulmans critiques du Hamas et de l’islamisme, comme Salman Rushdie (auteur des Versets sataniques, exilé pour fatwa), Boualem Sansal (écrivain algérien anti-islamiste et emprisonné en Algérie), Taslima Nasrin (auteure bangladaise athée fuyant les menaces islamistes), Waleed Husaini (activiste palestinien réformiste), Kamel Daoud (journaliste algérien critique de l’islam politique), Maryam Namazie (féministe ex-musulmane iranienne) ou Mona Jafarian (activiste kurde anti-islamiste), qui dénoncent les extrémismes sans équivoque.
Financement opaque et impact opérationnel
Le financement de la FFC est opaque, reposant sur des dons privés, des campagnes de crowdfunding et des subventions d’ONG européennes (comme des fonds norvégiens ou suédois via des partenaires comme Ship to Gaza), sans transparence totale sur les donateurs ou les flux financiers. Des enquêtes, comme celle de NGO Monitor ont critiqué l’absence de rapports détaillés, suggérant des risques de détournement vers des entités liées au Hamas. Entre 2008 et 2018, la FFC et ses prédécesseurs ont lancé 35 bateaux vers Gaza ; seulement 5 d’entre eux auraient atteint leur destination sans interception, ne modifiant en rien le contexte israélo-palestinien ni le blocus israélien, qui reste en vigueur pour des raisons de sécurité (roquettes lancées depuis Gaza, contrebande, etc.). Ces échecs ont souvent servi de plateforme propagandiste plus que d’aide effective.
Événements Récents (2025)
Conscience (mai 2025) : Le navire Conscience de la FFC a été attaqué par un drone non authentifié (attribué par la FFC à Israël, sans revendication officielle) en mai 2025 au large de Gaza, causant des dommages mineurs mais pas de blessés. L’incident a été dénoncé comme une « agression illégale » par la coalition, amplifiant leur campagne médiatique.
Flottille Madleen (1er juin 2025) : Lancée le 1er juin 2025 depuis un port turc, la flottille Madleen (nommée en hommage à une militante) a été interceptée par la marine israélienne le 9 juin 2025 dans les eaux internationales, avec saisie de la cargaison humanitaire et renvoi des activistes. Cette flottille a été promue par des influenceuses comme Rima Hassan (militante franco-palestinienne, élue européenne en 2024, connue pour ses positions pro-palestiniennes radicales) et Greta Thunberg (activiste climatique suédoise, qui a tweeté en soutien pour lier la cause environnementale à la palestinienne).
https://twitter.com/RimaHas/status/1930139092894785997
Handala (13 au 26 juillet 2025) : La mission Handala, du 13 au 26 juillet 2025, a été interceptée près de Chypre, marquant un échec supplémentaire. Deux élues de la France insoumise se trouvait à bord.
https://twitter.com/RimaHas/status/1949537907821191462  ;
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