@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Mon cher Giuseppe, mes salutations cordiales !
Vous avez de sacrées idées de chronique ...
Figurez-vous que lorsque j’ai vu le film ( enfin, une partie ) j’avais compris , en dépit de ma jeunesse, qu’il s’agissait d’un pamphlet et non d’une apologie.
Cependant la question « Mais comment peut-on tourner de telles scènes ? » , apparue à mon esprit à ce moment-là, est toujours présente.
Autrement dit, et de façon moins alambiquée : je désapprouve ce cinéma de Pasolini (?).
Que d’autres s’en délectent et en parlent pendant des heures avec force références littéraires, poétiques, criminalistiques ... je m’en fiche !
Mon attitude à moi, c’est le mépris et la détestation de cette perversité.
Le seul aspect positif de cette projection fut son interdiction aux mineurs.
Et aussi le tour au bistrot-à-babyfoot que nous avons fait en sortant du cinéma.
C’était un soir de chance ! On a quitté la salle du Rex assez tôt pour jouer au baby pendant au moins 20 minutes.
Nous étions 3, et ce soir-là j’ai inventé le foot ( baby et pas baby ) comme je l’aime : pas d’équipes constituées, un nombre impair de joueurs qui se remplacent au fur et à mesure qu’un but est marqué, en changeant de place et de côté.
Ça marche aussi avec un ballon et une dizaines d’amis sur une pelouse ( le but est délimité par 2 vêtements délicatement posés dans l’herbe, et qui seront sales à la fin du jeu, au milieu du terrain, et chaque équipe peut tirer dans un sens et l’autre ) ; les filles aiment autant que moi cette façon de jouer. Uniquement pour le plaisir du jeu, s’amuser entre copains, feinter, tricher, mentir, marquer un but et boire un coup !
Vivre normalement en profitant de ce qu’on a au lieu de déterrer du cannibalisme, des perversités et des actes barbares en les enrobant d’intellectualisme.
En extrapolant, je dirais que c’est ce que font les gauchistes.