Bonjour, ça ne m’étonne guère que le seul humain vraiment parfait que vous ayez croisé soit médecin. Ce métier de médecin a connu une lente et inexorable évolution. Autrefois dispersé sur le territoire, souvent décliné en « médecin de famille », « médecin de campagne », deux sous-formes mineures d’exercice de cet art, les temps ont changé.
Désormais finies les visites à domicile qui font perdre du temps à visiter les personnes alitées, souvent des vieux au bout du rouleau.
Finies les gardes de nuit ou du week-end, place au Samu, bien plus efficace pour récupérer les organes des personnes qui vont mourir.
Fini l’exercice dans les zones rurales, peuplées de demi-sauvages alcooliques et incultes. La modernité médicale se vit dans les quelques grands Hôpitaux prestigieux, les centres des grandes villes et sur la côte d’Azur, pour secourir les gens vraiment utiles à la société : les Premiers de cordée, gens très aisés et Personnalités.
Fini l’exercice médical d’antan « au cas par cas » digne d’amateurs : place aux logiciels agréés par les autorités « d’aide à la prescription », à la « Rémunération sur Objectifs de Santé Publique » (ROSP) qui récompense utilement les éléments les plus parfaits, qui ne gaspillent plus en pure perte des antibiotiques à prolonger des vieux, des médicaments pour le coeur, et autres gaspillages.
Vive le Médecin nouveau, comme la bonne andouillette, ça doit un peu sentir la m.... mais pas trop...