(ibid) suite
En réalité, les archives égyptiennes, qui relatent les moindres
incidents frontaliers, n’ont gardé aucune trace de l’arrivée puis de
l’exode massif d’Hébreux au milieu ou à la fin du deuxième millénaire
avant J.-C. Par contre, l’épopée biblique a pu s’appuyer sur le souvenir
resté vivant en Canaan de l’invasion du delta égyptien par les Hyksos,
puis de leur expulsion brutale au deuxième millénaire. De surcroît, le
récit de l’exode reflète bien les rapports tumultueux de Josias lui-même
avec l’empire égyptien du VIIe siècle avant J.-C.
Quant à Jérusalem, au temps de David et Salomon, 1 000 ans avant
J.-C., c’est un minuscule village, sans développement économique et
intellectuel, incapable de se doter d’une armée, de construire un temple
et de rédiger des textes religieux. David et Salomon étaient tout au
plus des chefs de clan montagnards. Par contre, vers 640, le Royaume de
Juda et sa capitale peuvent enfin se développer en profitant du déclin
du Royaume du Nord puis de l’affaiblissement des Assyriens.
(...)
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