@Yves Guéchy
Bonjour,
« Autrement dit, on ne subventionne pas un marché défaillant, on rend viable un rapport de force déséquilibré. Tant qu’on n’interroge pas la formation des prix et le pouvoir de la distribution, le débat reste incomplet. »
Je ne suis pas économiste, mais à mon sens c’est l’exemple même de la perversité du système économique actuel, ou pour exacerber sa « viabilité » bienheureuse et libérale, ont en vient à « subventionner » pour le maintenir, ce qui fait que les « valeurs » initiales ne sont plus vraiment connues. Il y a une « surévaluation » un « augmentation » de tout constante, pour maintenir des « principes économiques ».
Le débat n’est pas incomplet il est impossible...
La machine est sérieusement emballée, ses limites approchent, mais ça ne fait rien elle doit perdurer coûte que coûte pour que rien ne s’effondre.
Je serais très curieux de savoir ce que les « économistes » et « financiers » entendent par « effondrement », ces derniers n’ayant déjà plus pieds avec la réalité.
Bref, l’éleveur est « subventionné » mais l’acheteur aussi par le biais de diverses aides en tout genre qu’il reçoit, qui lui sont accordées, etc.. Je ne sais pas si ailleurs les mêmes pratiques ont cours, mais en tout cas elles démontrent une certaine défaillance et inégalité voir d’hérésie du système économique.
Ce qui est affolant dans ce dernier, c’est toute la chaine des « intervenants » entre le producteur et le consommateur, dont ont nous affirme qu’elle est indispensable, chacun faisant sa « marge » au passage, l’état prélevant sa dime à chaque fois aussi.
Quant à nous consommateur, le poids du « steack » baisse dans l’assiette, notons que parfois, il peut même perdre à la « cuisson », ce qui n’arrive pas sur une viande de qualité. Alors quant à son VRAI prix.... Chut.....
Bref nous mangeons d’abord de la marge et des taxes, bien avant de déguster ce qui devrait normalement revenir raisonnablement au producteur, quant au reste, la qualité, la valse des étiquettes peut être trompeuse.
La chaine des intervenants s’est construite et à enflée en même temps que l’urbanisation galopante, la concentration de population dans des « centres urbains » pôles d’emplois dit on. L’hyper centralisation de tout, entraînant une augmentation des coûts de tout, pas forcément justifiée et ce dans tous les domaines.
Le modèle économique mondial est tout simplement ahurissant, de virtualité, d’inégalité aussi. Profitant à très peu au détriment de l’ensemble, quoi que l’on nous en dise. Un modèle qui par trois fois à démontré ses limites, mais non ! On ne change rien, ont continu, sous le prétexte que c’est le moins mauvais (de toute façon, toute proposition qui ne va pas dans ce sens est rejetée par principe, car le changement fait peur).
Allez continuons dans l’absurde, qui peut devenir réel, demain le mercosur signé, l’éleveur touchera des « indemnités » pour élever un cheptel virtuel ou quasi virtuel..
Ce dernier étant invendable dans son Pays, dans le restant de l’Europe, sans évoquer le continent Sud-Américain, mais il faut maintenir le métier....... La perte de marge pour les intermédiaires sera quant à elle, compensée, par des réductions de charges diverses, et pendant ce temps, le matelas de la dette, augmentera....
Et n’en doutons pas un instant, le steak Sud-Américain sera aussi cher que le steak Français, bah oui, les coûts de transports, de stockage, les taxes environnementales, etc, etc, etc.... en plus d’être peut être risqué sanitairement parlant...