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jakem 26 février 20:57
jakem

On assiste depuis longtemps à la disparition du bon sens qui devait parfois être tempéré par une mise en garde ( « la peur du gendarme », les risques encourus, l’opprobre, le principe moral ... ) ou une incitation à la modération par un proche.

Comme le dit l’auteur, nous pataugeons dans une idéologie qui valorise les jérémiades plutôt que le sens des responsabilités et de la réalité.

>>>>> Génération offensée de Caroline Fourest.

Au-delà de l’aspect viril de protection, de défense, de droit à se défendre dénié par la prétendue Justice et la plupart des commentateurs-influenceurs-etc traité par l’auteur, il règne une ambiance mal ou faussement féminisée.

En 2004 j’ai lu dans le magazine allemand Focus un article d’une psychologue qui déplorait la déperdition du sentiment de virilité ( et de certaines attitudes ) parmi de nombreux jeunes garçons.  Que leurs parents amenaient chez elle.

Ces jeunes gars vivaient dans un monde essentiellement féminin : tous leurs enseignants, ou la plupart, étaient des femmes ; certains étaient gardés chez des nounous femmes ; et le soir ils retrouvaient leur maman.

Ils étaient aussi influencés par l’idéologie gentilliste. Je pense que c’est toujours toujours le cas.

2e digression : à la même époque j’avais rencontré une ancienne collègue de travail de mon ancienne amie-amante ( institutrice ) qui était aussi instit ; en maternelle.
Elle m’a parlé d’une inspection récente au cours de laquelle l’inspecteur était intervenu pour séparer deux gamins qui jouaient à la bagarre, sans se faire mal.
Évidemment il a reproché à la maîtresse de laisser les garçons se livrer à des « jeux brutaux ».

3e digression : ça va faire 16 ans que j’habite ici et je n’ai jamais vu un gosse escalader l’un des superbes platanes qui marquent le début de la promenade sur la rive droite du canal.  Ce n’est pas normal.

Sur une ancienne friche industrielle ( usine Gloria ) un joli parc a été aménagé et ça m’amuse de voir des gosses jouer ... Mais ils ne sont pas seuls ! Leur mamie ou leur maman est là ( cette dernière branle plus souvent son trukàpuces qu’elle ne regarde son gosse ) ...

On ne laisse plus les gosses prendre de risque, se casser la figure et s’écorcher les genoux, et c’est dommage.
On ne les laisse même plus faire quelques courses tout seuls.
Et on les conduit à l’école ; en voiture !
Quant à ceux qui rentrent à pied avec maman ou mamie, ils ne sont plus obligés de tenir leur cartable qui ne contient pourtant pas grand chose.

Je reviens à mon idée de fausse féminisation.
Ce que j’ai décrit correspond à l’idée de la gentillesse, de la douceur, de la tranquillité, de la prudence, de la « mesure en toute chose » qu’on associe à la féminité, et on inculque ce comportement aux garçons.
Où sont les « garçons manqués » ?

Et pourtant on exalte aussi la volonté, la ténacité, le Pouvoir féminin.
Or le Pouvoir ne peut s’exercer que par la domination ; acceptée ( acceptation variable selon le contexte ) ou imposée.

On a même inscrit le Principe de précaution dans la Constitution.
C’est devenu le Principe de Peter.



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