Édito de Vincent Trémolet dans Le Figaro : LFI a choisi de faire des juifs ses boucs émissaires
« Obscène » : c’est-à-dire ce qui ne doit pas être montré sur scène. C’est le juste mot pour décrire le monologue infernal prononcé jeudi soir à Lyon par Jean-Luc Mélenchon. La fabulation le disputait à l’agressivité, l’antisémitisme à la perversité, le fanatisme au narcissisme. Tous les éléments de la civilité - la retenue, le scrupule, la nuance - réduits en poussière pour laisser place aux bas-instincts désinhibées. Ainsi, l’orateur a piétiné verbalement un jeune homme, Quentin, que ses troupes ont tué à coups de pied dans la tête. Il a innocenté les meurtriers de la Jeune Garde avant d’accuser la police, Jean-Michel Aulas et les jeunes femmes du mouvement Némésis. Emporté dans sa paranoïa, il a nazifié à tout va en accusant rageusement les journalistes (parmi lesquels il ne compte pourtant pas que des ennemis) de le calomnier quand lui, calomniateur en chef, proférait à leur endroit des insultes délirantes. Moment orwellien où la rage se pense sagesse et le mensonge se croit vérité.