@jakem
( suite et fin ) : Et puis vint la saillie soigneusement préparée visant, à travers un jeu de prononciation du nom d’Epstein, à satisfaire pour un public hilare la passion antisémite et sa cohorte de préjugés : le vice, la puissance, la conspiration. Ici Mélenchon s’adressait moins à la salle qu’aux électeurs de confession musulmane, qui, croit-il, lui seront reconnaissants d’activer ce venin. Effondrement moral, cynisme électoral qui confirment aux derniers sceptiques que la France insoumise a choisi de faire des juifs ses boucs émissaires.
« Honte et dégoût ! », « dégoût et honte ! » à gauche, les tartuffes ont repris leur concert d’indignation. « Nul ne ment autant qu’un homme indigné » : la phrase de Nietzsche s’applique pourtant parfaitement à Olivier Faure ou Marine Tondelier qui bientôt scelleront des accords électoraux avec les insoumis. Pour eux, l’impératif éthique ne s’impose qu’entre deux scrutins mais quand vient le temps des urnes, au nom de la « lutte contre le fascisme » (entendre ce qui est à droite), tout est permis. L’antifascisme, c’est la drogue qui maintient le progressisme en vie et le poison qui ronge chez lui, le travail de l’esprit, la fidélité aux convictions. Mélenchon, c’est le geste létal qui assiste le suicide moral de la gauche. >>