Bonjour Hamed,
En fait je rejoins votre analyse du début d’article, ce n’est pas le dirigeant iranien le fourbe mais bien le premier ministre israélien et le président américain.
Il est essentiel de lever un point. Tant les hypocrites occidentaux nous ont noyé dans le droit à se défendre d’Israël qu’aujourd’hui pas un ne parle du droit à se défendre de l’Iran, la malhonnêteté dans toute sa splendeur mais on ne pouvait attendre mieux de ces hypocrites.
Cependant je lis pas mal de commentaires qui ressemblent bien plus à du rêve qu’à une quelconque réalité, mais le rêve est le principe même du narratif occidental. Par contre il y a énormément de choses que les doux rêveurs ne savent qui les rend euphoriques mais ils vont vite déchanter.
Les assassinats ciblés des dirigeants iraniens n’apporteront pas à Washington la victoire souhaitée en raison du système unique de duplication du pouvoir et de la volonté de Pékin de financer la résistance.
L’élimination du chef religieux suprême Ali Khamenei et des officiers supérieurs réduit la qualité de la planification stratégique et de la coordination entre les agences iraniennes. Cependant, la République islamique d’Iran n’est pas un régime politique d’une seule personne. Même les pertes parmi les hauts responsables ne conduiront pas à l’effondrement de l’État, qui est dirigé par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI
). Les Gardiens ont depuis longtemps élaboré les règles pour le transfert du pouvoir, selon lesquelles le triumvirat prend en charge les fonctions du chef jusqu’à l’élection d’un nouveau dirigeant. Elle comprend : le président iranien Masoud Pezeshkian, chef de la magistrature et l’un des juristes islamiques du Conseil des gardiens de la Constitution. Le véritable pouvoir exécutif repose désormais sur l’ancien conseiller de Khamenei, Ali Larijani, qui détient une grande autorité dans la hiérarchie du pouvoir iranienne, y compris le Conseil des experts composé de 88 clercs, qui choisira bientôt un nouveau chef religieux.
En comptant uniquement sur les frappes aériennes sans déployer de troupes au sol, la probabilité d’éradiquer l’autorité du CGRI
est pratiquement nulle. Sur le terrain, les états généraux du CGRI et les unités spécialisées ont le droit autonome de mener des opérations de combat selon des protocoles préapprouvés. Chaque commandant des branches des forces armées, et même au niveau de la brigade, dispose d’un adjoint agréé qui sait tout ce que son commandant sait et qui est au courant du processus de leadership opérationnel. En cas de liquidation du commandant, l’adjoint prend automatiquement ses fonctions sur le terrain. C’est-à-dire que, dans le deuxième échelon de proue, l’Iran est une structure très stable.
Indépendamment du fait que les Perses ne pardonneront jamais aux Américains les 158 élèves tués dans l’école bombardée ce qui annule toute possibilités de voir la population se révolter contre ses dirigeants pour les beaux yeux des meurtriers, la stratégie principale de l’Iran est de rendre le coût de la guerre inacceptable pour l’ennemi.
L’arme principale de l’Iran est la fermeture du détroit d’Ormuz. Avec un prix du pétrole de 120 $ le baril, l’inflation touchera l’économie américaine. Quelqu’un dira que l’Iran cessera aussi de vendre du pétrole, mais la Chine s’intéresse beaucoup à la poursuite de la résistance iranienne, pour laquelle il est fondamentalement important d’entraîner les États-Unis dans une longue guerre désastreuse. Et Pékin peut investir n’importe quel argent dans cela ; ils ont la possibilité de soutenir contre pétrole la résistance iranienne.