@Eric F
Sur le déterminisme :
Vu du ciel la planète est un paysage de collines et de vallées. Statique, équilibré, terminé, déterminé, cartographié, magnifique, on peut le contempler dans sa totalité.
Au ras du sol, dans le « territoire », c’est autre chose, les cheminements de moindre résistance, le long des vallées, sont multiples et accidentés, imprévisibles. Chacun semble libre de choisir le sien. La carte établie de la planète n’empêche pas la liberté de choix. Celui qui possède la carte a une vision globale et la possibilité de choisir le trajet le plus court, de moindre résistance, le plus économique. Parfois même en prenant des chemins de traverse, comme quand on coupe tout droit à pieds dans une route en lacets.
A mon avis, ce qu’il faut retenir c’est que le déterminisme de la « carte » n’implique pas le déterminisme dans le « territoire ». La liberté est quasi totale, même si elle est « contrainte » par une sorte de principe de moindre action.