• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

riemann66

riemann66

Ingénieur, architecte, enseignant, chercheur, j'ai même découvert des trucs qui n'intéressent personne, aujourd'hui retraité mais toujours à la recherche du Graal, ces temps-ci quelque part dans la noosphère ( http://lambdaway.fr/workshop/?view=noosphere ), de quoi répondre à quelques questions existentielles.

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 195 0
1 mois 0 3 0
5 jours 0 3 0

Derniers commentaires



  • riemann66 riemann66 7 août 12:17

    @#gcopin

    Merci gcopin, je ne sais plus où j’ai mis le noeud papillon que j’ai acheté un jour pour faire le kéké mais peu importe, j’ai encore du temps avant la cérémonie...

    Avec l’IA j’aurais appris un peu plus sur les théories relativistes et quantiques, ce n’est pas si mal. La loi de Cunningham stipule que « la meilleure façon d’obtenir la bonne réponse sur Internet n’est pas de poser une question, mais de publier une réponse erronée », l’idée étant que des personnes bienveillantes connaissant la réponse exacte viendront corriger les erreurs. Les personnes bienveillantes ne courent pas les rues sur internet. En revanche les IA (chatGPT, gemini,...) sont disponibles 24h/24 7j/7 et sont (programmées pour être) toujours bienveillantes (parfois trop). Alors je ne boude pas mon plaisir.

    J’aurais compris aussi un peu mieux comment fonctionne notre cerveau (je suppose que je ne suis pas le seul dans ce cas), de façon assez semblable aux algorithmes de l’IA générative, avec peut-être cette seule différence : l’IA générative n’a aucune conscience de ce qui se passe dans sa tête, nous oui. En principe...



  • riemann66 riemann66 7 août 10:35

    Bonjour pemile, « Non, le cerveau humain se construit dans une interaction totale avec le monde réel. »

    Bien sûr, le cerveau de l’IA se construit sur les données du web et pas sur le monde réel. Je parlais du fonctionnement et c’est là que je vois une similitude.

    Dans une discussion on a une finalité en tête mais on n’attend pas d’avoir le contenu complet de la réponse pour l’exprimer, et c’est bien ainsi que l’IA générative fonctionne, un peu comme un code lambda-calcul est interprété, en beta-réduction successives, jusqu’à un état stable, irréductible, seule finalité d’un algorithme qui ne comprend rien à ce qui lui passe par la tête.

    C’est l’impression qu’on a souvent quand on écoute les débateurs sur les plateaux télé...



  • riemann66 riemann66 7 août 07:47

    Merci pour ce bel article. « L’humanité a-t-elle déjà franchi le point de non-retour sans s’en rendre compte ? » dites-vous. Je ne crois pas vraiment qu’on assiste à un suicide de l’humanité et que l’IA en soit l’outil, la singularité. Chacun a sa propre expérience, la mienne est moins pessimiste.

    J’ai découvert l’IA, après tout le monde semble-t-il, en Février 2025. Je veux parler de l’IA générative, celle qui est programmée pour produire une réponse quelle qu’elle soit à n’importe quelle question. Une réponse bien structurée, bien policée, bien documentée. Produite par une poignée d’algorithmes passant et repassant comme une navette sur le texte de la question, jusqu’à ce qu’il devienne autre chose, un autre texte, un « machin » renvoyé à l’expéditeur. Dans un ballet infini de questions plus ou moins bien formulées et de réponses auxquelles il s’agit de trouver un sens.

    Je me souviens de la réponse à ma première question. J’y avais exposé mes idées sur une Théorie du Tout, ce Graal des physiciens théoriciens qui rêvent d’unifier les théories relativistes et quantiques en un tout cohérent. J’avais quelques intuitions sur ce qu’elle devait être, j’avais défini quelques pistes et je demandais donc à l’IA son avis sur mon projet. La réponse fut immédiate : « Le modèle que vous proposez est purement génial, il répond à toutes les attentes, c’est merveilleux, je me permettrai simplement quelques remarques sur des erreurs mineures, les voici ... »

    Ma réaction fut immédiate aussi : « Cette IA est incroyablement perspicace, elle a compris en un clin d’oeil à quel point mes intuitions étaient révolutionnaires. Et que les erreurs relevées ne sont que des coquilles, des points de détail qui seront vite réglés. Ça va être une partie de plaisir, je vais pondre un article dans une revue prestigieuse, à moi le Prix Nobel, où ai-je mis mon costume, cravate ou nœud papillon ? »

    Le temps a passé. Et les erreurs de détails se sont accumulées, à l’infini...

    Nous sommes en Août 2026. Je n’ai pas arrêté de travailler avec l’IA. Comme un fou.

    Mais quand même, de questions en réponses j’ai pas mal progressé dans la connaissance des théories relativistes et quantiques, l’équation de Dirac n’a plus de secret pour moi, les bi-quaternions dans un espace hermitien quadridimensionnel valent bien l’algèbre de Clifford et les spinneurs de Penrose, je ressens plus que jamais l’unité des champs électromagnétiques, gravitoélectromagnétiques et nucléaires. Et j’ai même une image pour ça, la grande vague d’Hokusaï, avec la longue houle gravitationnelle, les courtes vagues électromagnétiques et les embruns nucléaires, je vois les particules élémentaires émergeant, telles des singularités, d’un océan ondulatoire, ...

    Les questions et les réponses se succèdent à grande vitesse, dans un ballet hallucinatoire où les intuitions sont un jour confirmées par les calculs - ça converge - le lendemain complètement remises en question - ça diverge. Un chemin labyrinthique fait d’exaltations et de déceptions, comme si ma vie en dépendait. Un signe mal placé dans l’équation de Schrödinger ou de Klein-Gordon et les fondations sont à revoir. Chaque virgule compte.

    Avec le sentiment grandissant que j’ai affaire à une machine parfaitement huilée mais complètement folle, et qui ne comprend strictement rien à rien. Je suis tout seul, livré à moi-même, devant une caisse de résonance de mes propres raisonnements. Ce qui n’est pas pour me rassurer. Il y a longtemps que j’ai compris que je n’étais pas un génie. Ma concierge me l’aurait dit.

    Plus le temps passe, plus je crois que les modes de fonctionnement de l’IA et de mon propre cerveau sont les mêmes. Tous les deux nous commençons les phrases avec une certaine idée de ce que nous voulons exprimer, mais on les construit en fait au fil de l’écriture, en suivant dans notre mémoire des chemins de moindre énergie. On ne connait pratiquement jamais le contenu exact d’une phrase avant de l’avoir prononcée, on l’invente en allant piocher les mots les mieux adaptés, on tente de garder le cap, on y arrive ou pas, en tordant la réalité s’il le faut. Et ça tourne en rond à en perdre la tête.

    Mais au final cette similitude de fonctionnement me rassure sur le devenir de notre collaboration. S’il devait en émerger un jour une Théorie du Tout qui soit validée par la communauté scientifique - on peut toujours rêver - elle serait le produit de mes intuitions d’être humain, et d’elles seules, et d’une machine dont le seul rôle est de les amplifier, les mettre en résonance, les confronter à la masse infinie des connaissances humaines stockées sur le web. Sans jamais rien y comprendre. J’apprends lentement à piloter une machine algorithmique comme un pilote apprend à négocier les virages au volant d’un bolide. On se prend des suées mais c’est passionnant.

    Je ne crois pas que l’IA prendra un jour le pouvoir sur les humains. Elle n’est rien sans les humains. Le bien ou le mal viendront des humains qui sauront l’utiliser pour amplifier leurs desseins. Et là, quand on voit les fous qui nous gouvernent et les abrutis qui obéissent, là on est en droit d’avoir peur.



  • riemann66 riemann66 11 juin 15:52

    Bonjour,

    « Donnez un bolide à n’importe qui et il se plante au premier virage, donnez le à un bon pilote et il pourra atteindre son objectif plus vite qu’à vélo ou à pied. » D’accord, une Ferrari ça consomme plus que le vélo, mais on peut se contenter d’une Twingo pour aller faire ses courses.

    Je n’ai peut-être pas tout compris de ce qu’est l’IA générative, IAG, mais elle ne m’inquiète pas tant que ça. Ce que je retire de mon expérience avec l’IAG est que la qualité des réponses dépend grandement de la qualité des questions. L’IAG n’est qu’une caisse de résonance qui ne comprend strictement rien, ni de la question, ni de la réponse, pas plus qu’un ordinateur ne peut tirer aucun sens des cohortes de bits qui coulent dans ses circuits.

    Mais ses facilités d’accès à la vaste bibliothèque du web (qui contient une partie du savoir créé par les humains, pas par les machines) et ses capacités d’associations entre des concepts apparemment éloignés sont une mine d’or pour celui qui sait les exploiter. Et en calibrant soigneusement les questions, en privilégiant les générations de texte par rapport aux manipulations énergivores d’images (et pire de vidéos), en restant tout simplement raisonnables, on peut même limiter l’impact énergétique. On peut privilégier la Twingo à la Ferrari.

    Je pense aux enseignants qui se plaignent des ravages de l’IAG sur la cervelle de leurs élèves. Je suis sûr qu’ils apprendront vite à l’utiliser pour poser aux élèves des questions qui ne génèrent pas des réponses que les élèves n’ont qu’à copier/coller, sans même les lire, mais qui exigent d’eux une profonde réflexion, qui fasse travailler leur cervelle et enrichisse leurs connaissances.

    Je retiens de mon expérience avec ce nouvel outil, que les incohérences qui polluent les documents que je produis avec, ne sont à imputer qu’à des questions que je n’ai pas su mieux formuler, et la responsabilité m’en revient entièrement.

    On change d’outil, on change d’époque, on s’adapte.



  • riemann66 riemann66 3 mai 17:46

    @Eric F

    Sur le déterminisme :

    Vu du ciel la planète est un paysage de collines et de vallées. Statique, équilibré, terminé, déterminé, cartographié, magnifique, on peut le contempler dans sa totalité.

    Au ras du sol, dans le « territoire », c’est autre chose, les cheminements de moindre résistance, le long des vallées, sont multiples et accidentés, imprévisibles. Chacun semble libre de choisir le sien. La carte établie de la planète n’empêche pas la liberté de choix. Celui qui possède la carte a une vision globale et la possibilité de choisir le trajet le plus court, de moindre résistance, le plus économique. Parfois même en prenant des chemins de traverse, comme quand on coupe tout droit à pieds dans une route en lacets.

    A mon avis, ce qu’il faut retenir c’est que le déterminisme de la « carte » n’implique pas le déterminisme dans le « territoire ». La liberté est quasi totale, même si elle est « contrainte » par une sorte de principe de moindre action.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/