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riemann66

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Ingénieur, architecte, enseignant, chercheur, j'ai même découvert des trucs qui n'intéressent personne, aujourd'hui retraité mais toujours à la recherche du Graal, ces temps-ci quelque part dans la noosphère ( http://lambdaway.fr/workshop/?view=noosphere ), de quoi répondre à quelques questions existentielles.

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Derniers commentaires



  • riemann66 riemann66 1er septembre 2025 17:01

    Excellent article !

    J’aurais aimé d’être capable de l’écrire.

    Merci.



  • riemann66 riemann66 19 août 2025 09:19

    Bonjour, j’ai toujours eu de la peine à suivre les raisonnements des savants économistes et je ne sais jamais où j’en suis quand j’arrive à la fin de leurs raisonnements.

    C’est quoi la monnaie ? On convient de dire (à gauche) que la richesse est produite par les travailleurs. Et la droite de répondre que c’est rendu possible par l’existence de banques, au sens large. Et c’est parti pour de longues disputes...

    Pour fixer les idées je prend l’exemple de l’agriculteur qui sème des graines un jour pour récolter des fruits disons un an plus tard. On suppose qu’il n’a ni parents ni économies. Pour acheter les graines (et le matériel qui va avec, machines, entrepôts, salaires, ...), il va donc chercher l’argent, par exemple 100.000€, dans une banque.

    Si la banque estime viable son entreprise, elle lui ouvre un compte de 100.000€ à rembourser en 12 mensualités plus 10.000€ d’intérêts. On sait que la banque n’a pas cette somme, elle crée de l’argent virtuel, sans aucune autre contre-partie que la richesse future qui sera produite.

    Au bout d’un an l’agriculteur a récolté les fruits et les a revendus 120.000€. Il aura remboursé 110.000€ à la banque. La banque et l’agriculteur auront gagné 10.000€. C’est un système vertueux. Tout le monde y gagne. Non ?

    Il suffit d’éviter les dérapages de ce système, Marx estime qu’ils sont inévitables, que le capitalisme porte en lui les germes de sa propre ruine. C’est la raison pour laquelle sont inventés des systèmes de régulation. Des « idéologies » comme ... le socialisme.

    Qui elles aussi peuvent déraper, par exemple dans le totalitarisme, la bureaucratie. Ai-je bien compris le système ?



  • riemann66 riemann66 18 août 2025 12:44

    L’exemple de l’Octopus et de son cerveau décentralisé m’a donné envie de vous parler de « La danse Macabre » de Camille Saint-Saëns, interprétée dans cette vidéo https://youtu.be/VbmT-I35k10 .

    Quand je contemple la cascade de notes et les motifs entrelacés, je suis fasciné et me demande comment Camille Saint-Saëns a pu la concevoir dans sa tête, l’écrire sur une partition en suivant les règles strictes du solfège, que quelqu’un d’autre exécutera fidèlement des années plus tard. Combien de temps a-t’il fallu à cette pianiste pour mémoriser ces milliers de notes et les confier « aveuglément » à ses dix doigts courant sur le clavier à la vitesse de l’éclair ? Lui laissant le choix ultime de les activer à son rythme, retards, attentes et accélérations, et d’apporter la touche d’incertitude et d’émotion qui font l’oeuvre d’art.

    Bien heureusement, cette pianiste n’a pas eu à mémoriser des milliers de notes. Elle en a mémorisé les arrangements mélodiques et les harmonies, « les abstractions », et elle a laissé à son cerveau la responsabilité d’en faire « l’application » à l’ensemble des 7+5 = 12 notes réparties sur les 6 octaves du piano.

    Je ne peux pas m’empêcher de voir une similitude entre cette cascade de notes et celle-ci (dans le jeu des Tours de Hanoï) :

    ((lambda (:n :from :to :via)
    .(((lambda (:g) (:g :g))
    ..(lambda (:g :n :from :to :via)
    ...(((lambda (:a :b :c) (:a :b :c))
    ....((lambda (:c) (:c
    .....(lambda (:a :b)
    ......(lambda (:a :b) :b)))) :n)
    .......(lambda (:g :n :from :to :via) )
    ........(lambda (:g :n :from :to :via) (:g :g
    .........((lambda (:c) (:c
    ..........(lambda (:a :b) :b))) :n) :from :via :to) déplace
    ...........((lambda (:c) (:c
    ............(lambda (:a :b) :a))) :n) de :from à :to (:g :g
    .............((lambda (:c) (:c
    ..............(lambda (:a :b) :b))) :n) :via :to :from) ))
    ........................................:g :n :from :to :via))) :n :from :to :via))
    ...............((lambda (:a :b :c) (:c :a :b)) Disque_1
    ...............((lambda (:a :b :c) (:c :a :b)) Disque_2
    ...............((lambda (:a :b :c) (:c :a :b)) Disque_3
    ...............((lambda (:a :b :c) (:c :a :b)) Disque_4
    ................(lambda (:a)
    .................(lambda (:a :b) :a)))))) A B C)

    Un seul mot-clé, « lambda », le coeur de « l’abstraction », et un emboîtement profond d’accolades, (), le moteur « d’application », opérant sur cette séquence de mots, « Disque_1, Disque_2, Disque_3, Disque_4 », que mon dialecte du λ-calcul remplace immédiatement par 15 déplacements de disques :

    déplace Disque_4 de A à C
    déplace Disque_3 de A à B
    ...
    déplace Disque_3 de A à B
    déplace Disque_4 de C à B

    Il n’y a là aucun langage « informatique » sophistiqué (comme Java, Python & Co), pas de boucles, pas de structures de données et de contrôle. Ce qu’il faut savoir c’est que le λ-calcul (u langage formel créé en 1936 par un mathématicien 10 ans avant le premier ordinateur) ne connait rien d’autre que deux opérateurs, « l’abstraction lambda » et « l’application () », passant et repassant, telle une navette dans un métier à tisser, sur des séquences d’expressions « instables » faites de caractères et d’accolades, les remplaçant et les réduisant inlassablement jusqu’à obtenir (ou pas) un état stable. Son monde ne connaît que les caractères alphabétiques, rien d’autres. Comme les 12 notes d’un octave.

    Le concept clé est « transformation de texte », et c’est bien ce que font les GPT (Generative Pretrained Transforme). De là à imaginer que c’est ainsi que fonctionnent les réseaux neuronaux des organismes vivants, hommes, animaux, plantes, ... Pourquoi pas ?

    Je dis ça, je dis rien.



  • riemann66 riemann66 20 juillet 2025 20:08

    @Eric F, idée totalement spéculative, en effet.
     
    Mais qui permet de décrire (sinon d’expliquer) de façon unitaire, intelligible et réfutable des phénomènes paranormaux comme la télépathie, la NDE, la réincarnation, etc... Et même d’éliminer quelques paradoxes amenés par la mécanique quantique (dualité onde-corpuscule, le principe d’incertitude d’Heisenberg,...). Voir https://lambdaway.fr/workshop?view=albert_louis_theatre3

    Pas plus délirant en fait que les théories scientifiques, qui ne sont que des modèles spéculatifs - « La carte n’est pas le territoire » - dont la valeur réside dans la capacité à expliquer les phénomènes naturels de façon unitaire, partageable, réfutable toujours (au sens de Karl Popper) et si possible élégante.



  • riemann66 riemann66 20 juillet 2025 17:47

    Bonjour Spartacus,

    Merci pour cet article très sage sur un sujet « clivant » qui aurait pu attirer une armée de trolls moqueurs. Heureusement tel n’est pas la cas, ce qui me donne l’envie d’apporter ma modeste contribution.

    J’aime bien le concept de « noosphère » exploré par Vladimir Vernadski et Pierre Teilhard de Chardin, qui serait la « conscience collective de l’humanité » regroupant toutes les activités cérébrales et mécaniques de mémorisation et de traitement de l’information.

    Ceci m’a amené à faire l’hypothèse d’une « mémoire extérieure » à soi, si proche du fonctionnement profond de l’internet qu’elle pouvait aider à donner corps à ce concept assez flou de noosphère, en reprenant quelques unes des technologies bien réelles d’internet, associées aux derniers concepts mis en valeur dans la physique contemporaine, la relativité, les quantas, les fractales, l’entropie, ... J’ai imaginé les hypothèses suivantes :

     1) la noosphère est un « univers » conjoint au notre, contenant depuis la nuit des temps, réellement et pour toujours, la totalité des informations créées par les organismes vivants,

     2) les organismes vivants, les humains mais aussi les animaux, les plantes, ..., sont des machines à créer de l’information. Ils disposent d’une petite mémoire interne temporaire en relation en temps-réel avec une mémoire externe permanente, quelque part dans la noosphère,

     3) cette mémoire externe est privée, accessible en lecture/écriture au moyen d’un code d’accès, qui pourrait être le code ADN, réputé pour son unicité, et, comme toute donnée sur internet, ce code est sujet à des « bugs », susceptibles de créer des porosités entre les mémoires privées.

    Ce dernier point a son importance, et je le développe dans cette page
     - https://lambdaway.fr/workshop?view=noosphere

    Il ne reste plus qu’à « localiser » cette hypothétique noosphère et je m’y suis aventuré dans cette page :
     - https://lambdaway.fr/workshop?view=albert_louis_theatre3

    sous la forme d’une micro pièce de théâtre (sans prétention) où figurent Albert Einstein, Louis de Broglie et Alan Turing.

    Personnellement ça apporte quelques réponses à mes questions existentielles. Et vous ?

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