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riemann66

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Ingénieur, architecte, enseignant, chercheur, j'ai même découvert des trucs qui n'intéressent personne, aujourd'hui retraité mais toujours à la recherche du Graal, ces temps-ci quelque part dans la noosphère ( http://lambdaway.fr/workshop/?view=noosphere ), de quoi répondre à quelques questions existentielles.

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Derniers commentaires



  • riemann66 riemann66 26 décembre 2025 18:18

    @berry
    Merci. J’ai du mal avec l’interprétation donnée, imposée, par l’école de Copenhague, avec le « Calcule et tais-toi », avec l’indéterminisme « ontologique », alors je cherche du côté de la géométrie, du continu. Étant bien entendu qu’il ne s’agit pas de remettre en question les puissants outils des théories quantiques, seulement l’interprétation qui en est faite. Il y a un siècle Bohr a vaincu Einstein, Schrödinger et de Broglie, mais depuis beaucoup d’eau est passée sous les ponts, alors ...



  • riemann66 riemann66 26 décembre 2025 18:06

    @Gollum
    Votre aimable remarque me fait penser que vous n’avez pas lu l’interprétation (rapide) que je propose, dans la continuité de celle qu’avaient en tête les Schrödinger, de Broglie et quelques autres. C’était il y a un siècle, ces braves gens n’ont pas pu aboutir dans cette voie, mais nous avons aujourd’hui des outils qui pourraient remettre à jour cette idée d’une mécanique purement ondulatoire où les particules ne sont que des artefacts apparaissant au moment de la mesure. Mais peut-être est-ce trop demander à vos capacités cognitives...



  • riemann66 riemann66 26 décembre 2025 03:18

    @ahtupic
    Pas tout à fait. Minkowski a donné le cadre quadridimensionnel pseudo-euclidien, sur lequel Einstein à ajouté les variétés riemanniennes dans lesquelles se trouvent les géodésiques suivies par les corps massifs. 
    L’historique suivant pourrait apporter plus de clarté :

    - Galilée découvre que les lois de la physique restent inchangées dans des référentiels dénommés depuis « galiléens »

    - Newton construit une théorie de la gravitation dans laquelle les événements mécaniques évoluent dans un temps absolu et dans le cadre d’un espace euclidien tridimensionnel lui aussi absolu ; ses équations sont invariantes dans les transformations galiléennes,

    - Maxwell unifie l’électricité et le magnétisme dans sa théorie de l’électromagnétisme, mais ses équations ne sont pas invariantes dans les transformations galiléennes ; elles le seraient dans des transformations lorentziennes,

    - Einstein propose de privilégier l’électromagnétisme, au prix d’une adaptation drastique des lois newtoniennes ; l’espace et le temps sont reliés et relatifs, la vitesse de la lumière est une constante fondamentale, reliant énergie et matière, E = mc²,

    - Minkowski propose une unification/interprétation « géométrique » en remplaçant le cadre euclidien par une espace-temps quadridimensionnel pseudo-euclidien ; il introduit la vitesse de la lumière dans l’expression du quadripoint, P = [ict,x,y,z], ainsi que le nombre imaginaire i assurant l’orthogonalité entre la dimension temps et les trois dimensions spatiales.

    - Einstein géométrise la gravitation (champ et force) dans ce nouveau cadre, remplacée par la courbure d’une variété riemanienne à signature minkowskienne ; mais les trois autres champs et forces restent des contraintes physiques extérieures introduites « à la demande » dans l’expression d’un tenseur énergie-impulsion,

    - Kaluza géométrise le champ électromagnétique en ajoutant une cinquième dimension « cachée », P = [ict,x,y,z,« a »] ; Klein propose de résoudre le paradoxe de la dimension cachée en la supposant compactée en un cercle de dimension planckienne,

    - d’autres théories suivront dans le même esprit, on peut citer la SuperSymétrie et ses dix dimensions, P = [ict,x,y,z,a,b,c,d,e,f], les six dernières étant compactifiées dans des géométries compliquées (Calabi-Yau) ; certaines envisagent une dimension temporelle complexe - comme Itzhak Bars, dimensions - mais la communauté scientifique reste sceptique, les liens avec le « réel » semblent perdus.

    - les théories quantiques sont des outils bien maîtrisés, les interprétations sont diverses, l’indéterminisme est sacralisé, les paradoxes installés, « tais-toi et calcule ».

    - et tout cela dure depuis un siècle.
    Voilà, voilà. 



  • riemann66 riemann66 24 décembre 2025 15:43

    Merci pour votre article. Vous le terminez en disant :

    « La fonction d’onde n’est pas localisée comme un objet classique. Elle peut s’étendre sur une large région de l’espace, ce qui signifie que la particule a une chance de se trouver n’importe où dans cette région. »

    C’est bien là le problème, dès qu’on touche à la mécanique quantique on peut vite déraper. Et les interprétations « imposées » il y a un siècle par l’école de Copenhague ne facilitent rien : « Tais-toi et calcule ! »

    Sinon effectivement on a la tête qui tourne en se posant ce genre de question : « elle est où la particule ? »

    J’ai ma petite idée.
    Je prends l’exemple de l’expérience des fentes d’Young.
    Voici comment elle est habituellement interprétée selon l’école de Copenhague :

    1) La particule est décrite par une fonction d’onde qui évolue en superposition des deux chemins possibles.
    2) La figure d’interférence vient de cette superposition — elle est une distribution de probabilités.
    3) Il n’y a pas de trajectoire définie tant qu’on ne mesure pas.
    4) La mesure force un effondrement de la fonction d’onde, éliminant l’interférence si elle renseigne sur la trajectoire.

    Dit de façon naïve, il faut donc croire que le photon passe par les deux fentes et est guidé par une mystérieuse fonction d’onde probabiliste (deux en fait, en interférences, après les fentes) pour atteindre un écran là où le carré de l’amplitude de l’onde de probabilité est maximal, et où on l’observe comme un photon.

    C’est un conte de fée, non ?
    Alors, pourquoi pas celui-ci :

    1) une source lumineuse émet, non pas un photon mais une brève impulsion, cad un paquet d’ondes sphériques d’énergie finie (E = hν) aussi appelé « ondelette »,
    2) cette impulsion crée un champ oscillant en chaque point de l’espace entier, donc dans toute les directions,
    3) au droit des deux fentes ce champ interagit avec la matière et deux ondelettes identiques sont créées,
    4) au delà, les deux champs créés interagissent sous la forme d’un champ complexe, avec des zones où les amplitudes s’ajoutent et d’autres où elles s’annulent,
    5) l’interaction entre ce champ complexe et l’écran (dit de) réception produit, là où les amplitudes s’ajoutent, là où l’énergie initiale (E = hν) a le plus de probabilité d’être restituée, une ondelette (et une seule) identique à celle produite par la source,
    6)- c’est cette ondelette qu’on prend pour un photon. Qui n’a jamais existé !

    En fait dans cette interprétation, la réalité est faite d’ondes et uniquement d’ondes, il n’y a pas de dualité onde-corpuscule, il n’y a pas de corpuscule, encore moins de trajectoire, ce qu’on appelle corpuscule n’est qu’un artefact apparaissant au moment des interactions, avec leur cortège de propriétés quantiques, énergie, impulsion, masse, charge, spin, ... Cette interprétation ne nie pas la complexité (et la puissance) de la mécanique quantique, elle l’éclaire autrement. Si possible plus simplement. Sans magie.

    Oui, pourquoi cette interprétation purement ondulatoire aurait-elle moins de sens que celle de Copenhague ?

    J’en reviens alors à votre question :

    « ... la particule a une chance de se trouver n’importe où dans cette région. »

    Dans une interprétation purement ondulatoire la réponse est immédiate : il n’y a pas de particule, encore moins de trajectoire, et la question ne se pose pas.



  • riemann66 riemann66 10 décembre 2025 16:49

    Merci pour ce bel article et l’info sur le film « L’inconnu de la Grande Arche ».

    Il y a tant à dire sur l’architecture, au-delà des « j’aime ou j’aime pas  ». 

    J’avais trouvé il y a longtemps (années 70) dans une revue d’archi - (Technique & Architecture ?) - une définition de l’acte d’architecture, faite par un maître d’ouvrage éclairé, il y en a ! J’y avais trouvé beaucoup d’intérêt, et je vous en propose une lecture commentée. Voici la définition :

    Faire acte d’architecture c’est :

    • 1) participer à l’élaboration même du programme,
    • 2) savoir sublimer les exigences financières, acceptées comme facteur de création,
    • 3) trouver la parfaite adéquation entre la fonction et la forme dans la vérité de la structure,
    • 4) reconnaître la fonction symbolique contenue dans chaque fonction utilitaire,
    • 5) trouver le point d’insertion dans le site et le temps présents au travers d’une lecture contemporaine des solutions architecturales passées,
    • 6) et ne jamais parler de beauté que comme d’une valeur donnée par surcroît.

    J’ai développé ici : http://lambdaway.fr/workshop?view=acte_archi 

    Cette définition de l’acte d’architecture a toujours été pour moi une grille de lecture des œuvres architecturales. L’appliquer aux architectures des Le Corbusier, Gaudi, Gehri, Tadao Ando, Jean Nouvel, Alberto Campo Baeza, Glenn Murcutt et autres, sans oublier les architectures vernaculaires, aide à s’en faire une opinion un peu plus objective, plus ouverte et plus constructive. 

    Et merci à Otto von Sprekelsen pour voir réussi l’exploit de condenser les énormes espaces exigés par le programme du projet de la Défense en trois fines lames de béton posées sur un majestueux socle en gradins, un « hypercube » vide laissant libre la perspective.

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