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LeMerou 19 mai 06:52

@Philippe Prague

Bonjour,

J’ai lu avec attention votre texte que je place dans le contexte unique de la France. Dont « l’évolution » est très empreinte depuis la fin de la deuxième guerre mondiale d’un modèle de vie, sous influences externes, comme si le Pays, vaincu, libéré, en ruine errait à la recherche d’un renouveau, son « modèle » d’avant n’ayant plus vraiment de sens. Le basculement, la migration des champs vers la ville, allait tout changer, éloignant les « gens » de la réalité et des conséquences de leur mode de vie.

Concernant votre premier paragraphe, bien sûr que « l’écologie » individuelle à un sens, mais faut il avoir pris conscience, de ses propres impacts sur les autres, notamment sur tout ce qui n’est pas humain au lieu d’être dans un mimétisme de masse.

Si l’on attend des actions gouvernementales c’est un peu stupide à mon sens et « moutonnier », car cela sera vécu comme une contrainte et l’humain n’aime plus trop les contraintes, surtout quant ces dernières portent sur son mode vie. Sachant que toutes actions en faveur de « l’écologie » de « l’environnement » sera obligatoirement mercantile, sous influence pour maintenir le modèle économique de croissance, que l’on nous vend comme unique moteur de progrès et d’évolution.

Nous sommes désormais dans une société consumériste folle, l’ont ne peut contester certains des apports bénéfiques du progrès sur le mode de vie, ayant rendu la vie moins difficile, mais nous avons basculé depuis bien longtemps dans le futile, dans une soif de l’inutile, chaque amélioration étant « vendue » comme un progrès notable, auquel nous devons souscrire, pour ne pas être « exclu » afin d’augmenter notre bonheur. En quelque sorte nous sommes des enfants gâtés, ne sachant plus nous satisfaire de ce nous possédons, il nous en faut plus pour le « principe », quant à son impact de fabrication et d’usage.....

« Ecologie » voilà un mot qui eu un sens, une bande d’énergumènes un peu visionnaires ont pressentis que le modèle de vie et son ascension, sont basculement vers le futile ou l’inutile, aurait des conséquences néfastes et irréversibles sur la planète, sur notre Pays.

Leur combats du début étaient souvent raillés, pour les choix faits. car devant l’ampleur des actes à mener, les choix n’ont pas été judicieux loin de là. « Ils » ont été classés par la majorité pour être gentil, comme utopistes, par le restant et je m’inclus dedans.

Les mouvements « écologistes », « verts », « environnementaux » actuels issus des cendres, sont là que pour titiller notre conscience, ils se sont éloignés très largement des buts à atteindre, se trompant en plus de cible, en effet il est plus simple de faire culpabiliser que de s’attaquer aux véritables sources des problèmes avec des arguments incontestables et fédérateurs, sans compter leur coloration politique changeante, comme si les termes cités plus haut ne pouvait appartenir qu’à une couleur. Ils sont donc regardé comme des énergumènes en plus intolérants et autres. Voulant tout « combattre » à la fois, sans résultats, bref, tout faux.

Ils nous faut prendre conscience au quotidien nos « impacts », déjà de se satisfaire de ce que l’ont possède déjà et que nous n’utilisons pas vraiment au summum de leur capacité, en fait d’avoir une consommation « raisonnée ».

Vous évoquez la consommation de plastique ! C’est un sujet très important par ses impacts, qui de toute façon prendra fin inéluctablement par la diminution de la ressources. La consommation de plastique, hélas nous subissons plus, que nous ne pouvons agir dessus.

Toutefois vous avez raison, si nous consommons moins (à minima raisonnablement), ils seront obligés de diminuer la production et ce dans tous les domaines.

Mais.... Les « bienfaits » pour la planète, pour nous aussi en passant, s’effacerons devant un chômage, une diminution de la croissance, portant atteinte au monde de la finance, de l’argent....Et tout ce qui va avec, bref un cauchemar, un effondrement catastrophique nous dit-on.

Le « plastique » sous toutes ses formes est un progrès non négligeable, peut t-on s’en passer complètement, bien sûr car l’humain à vécu en son absence, seulement cela bouleverserait l’économie, la sacro-sainte croissance et par la même le mode de vie. Ce qui pose problème est son sur-emploi, pour des raisons principalement mercantiles. Sans compter non plus l’arrivée de nouveau « plastique » dû aux progrès au génie humain, dont il est impossible d’en recycler une once.

Pour ma part, je ne verrai aucun inconvénient à ce que la carcasse de mon ordinateur portable sur lequel j’écrit soit en bois, bénéficiant d’une bonne odeur, d’une patine agréable ou autre matériaux véritablement recyclable ou valorisable à 100%, au lieu d’un complexe pétro-chimique certes aisé à produire, donc peu coûteux, vendu à prix d’or, mais quasi inutilisable après ses 10 ou 15 ans de vie.

Pour conclure, ne pas être pessimiste pour l’avenir c’est être un peu dans le déni, alors « l’écologie ».... Ne rêvons pas il n’y a rien de durable, tout à une fin, même nous. Devenir raisonnable serait déjà un très grand pas, une véritable évolution.



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