Je vous conseille l’ouvrage de l’auteur agnostique Paul Veyne : Quand notre monde est devenu chrétien (2007), dans lequel l’auteur se pose précisément la question de la conversion du monde antique. Contrairement à vous, l’auteur n’en reste pas à un dépit de rébellion post-adolescente avant tout affective (d’où les insultes et jugements de valeurs), mais énumère objectivement les facteurs de séduction du christianisme dans le monde antique (et ils sont multiples). Son second chapitre s’intitule : « Un chef-d’œuvre, le christianisme ». Il en vient exactement aux mêmes conclusions que Renan que vous dénigrez : le paganisme du premier siècle était à bout de souffle, c’était une religion froide et formaliste qui ne pouvait rivaliser avec la sève chaleureuse de la foi nouvelle.