Bonjour @Eric F,
Votre question est légitime sur le plan macroéconomique, mais elle se heurte dans ce dossier précis à une réalité comptable et juridique indiscutable : G. D. ne coûte absolument rien à l’entreprise Docaposte.
Sur le plan financier, son contrat de travail étant suspendu, l’employeur ne verse aucun salaire, aucune charge sociale, ni aucune indemnité. Le maintien des ressources du salarié est intégralement assuré par la solidarité nationale via une pension d’invalidité de la Sécurité sociale, complétée par la prévoyance collective (la mutuelle santé), dont les fonds sont capitalisés. Docaposte n’a donc aucun reste à charge financier concernant son maintien dans les effectifs.
Son licenciement n’est pas motivé par une quelconque charge financière, mais par d’autres raisons bien plus cyniques : la volonté managériale de nettoyer les tableaux de bord des effectifs, d’exclure un profil devenu improductif à cause de son fauteuil roulant et de sa maladie, et d’éviter l’impact statistique des arrêts de longue durée sur les contrats d’assurance du groupe. C’est précisément là que réside l’illégitimité totale et le caractère purement handiphobe de cette machination administrative.