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Giuseppe di Bella di Santa Sofia

Giuseppe di Bella di Santa Sofia

Historien de formation, l’auteur s’intéresse à de multiples domaines et signe ses écrits de son véritable nom. Ses publications et engagements reflètent une conviction profonde : lutter contre la peine de mort et la torture, défendre les droits humains et ceux des animaux, combattre l’antisémitisme, l’homophobie et d’autres formes d’intolérance.
 
Issu d’une ancienne famille de la noblesse italienne, il est conseiller honoraire du secrétariat privé de feu S.M. le roi Norodom Sihanouk du Cambodge (décret royal NS/KRT/0396/14 du 6 mars 1996), figure majeure de l’Histoire du XXe siècle. En janvier 1998, le souverain khmer lui décerna l’ordre royal du Sahametrei, plus haute distinction accordée à un étranger pour services exceptionnels rendus au roi ou au peuple cambodgien.
 
Ancien diplomate, il a côtoyé plusieurs chefs d’État francophones. Récipiendaire de nombreuses décorations étrangères et ordres dynastiques, il est notamment officier de l’ordre du Mérite national de la République du Sénégal, chevalier de justice de l’ordre militaire et hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem et chevalier commandeur de l’ordre patriarcal de la Sainte-Croix de Jérusalem.
 
"La plus noble des vertus reste la gentillesse, mais le monde d'aujourd'hui en a fait une faiblesse" (Stéphane Étienne Matha).

Tableau de bord

  • Premier article le 02/07/2012
  • Modérateur depuis le 02/08/2012
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Derniers commentaires



  • Bonsoir @juluch,

    Un grand merci pour votre lecture attentive et pour cette précision historique capitale !

    Vous avez parfaitement raison, il y a bien eu une confusion de patronymes dans les retranscriptions de l’époque. C’est le capitaine Robert C. Richardson III (le chef des opérations aériennes à Ascension) qui a donné l’ordre fatal depuis son bureau, et non son père, le lieutenant-général Robert C. Richardson Jr., qui commandait en effet les forces de l’armée de terre dans le Pacifique Central.

    L’erreur est désormais corrigée dans le texte. C’est aussi à cela que sert la communauté des passionnés d’Histoire : traquer le détail pour que le récit soit le plus irréprochable possible.

    Heureux de vous avoir fait découvrir cet épisode méconnu mais ô combien crucial de la guerre sur mer.



  • Bonjour @Decouz,

    Vous faites une excellente remarque. Le parallèle avec le commandant italien Salvatore Todaro (à bord du sous-marin Cappellini, que j’évoque dans l’article) est tout à fait saisissant et montre qu’il existait encore, au début du conflit, des officiers attachés au vieux code d’honneur maritime.

    La situation est effectivement le miroir inversé de l’affaire du Laconia :

    Dans le cas de Todaro en octobre 1940, c’est un sous-marin de l’Axe (italien) qui coule un navire belge (neutre mais naviguant pour les Alliés) et qui choisit de remorquer les rescapés jusqu’aux Açores, un port neutre, au prix de risques insensés pour son propre bâtiment. Lorsque le capitaine belge lui a demandé pourquoi il prenait un tel risque, Todaro a eu cette phrase célèbre : « Je suis un marin italien, pas un barbare ».

    Pour le Laconia en 1942, le drame absolu vient du fait que l’U-Boot allemand tente de sauver des civils ennemis et des alliés italiens, mais que ce sont les forces alliées (américaines) qui lui tirent dessus malgré les signaux de secours.

    Ces deux épisodes authentiques prouvent qu’en haute mer, la frontière entre l’humanité et la barbarie ne tenait souvent qu’à la seule conscience d’un commandant, avant que la logique de la guerre totale ne vienne tout broyer.

    Merci pour ce partage et ces excellentes références littéraires et historiques !



  • Bonjour @La Bête du Gévaudan,

    Votre formule résume parfaitement le drame absolu vécu par ces populations. L’Europe de l’Est a en effet servi de laboratoire et de terrain d’affrontement aux deux plus grandes monstruosités du XXe siècle.

    Le nazisme et le communisme stalinien ont beau s’être combattus avec une violence inouïe, ils n’en demeurent pas moins les deux faces d’une même pièce : celle du totalitarisme de masse. D’un côté comme de l’autre, on retrouve le même mépris absolu pour la vie humaine, la même obsession de la pureté (biologique pour l’un, sociale et de classe pour l’autre), et le même recours à une police secrète omniprésente — la Gestapo et le NKVD — pour liquider cliniquement toute opposition.

    Pour les civils pris en étau, l’arrivée d’un camp ne signifiait jamais la libération, mais simplement le changement de bourreau. Le passage de la terreur rouge à la terreur brune, puis le retour de la terreur rouge, a méthodiquement broyé ces nations, laissant des cicatrices mémorielles qui ne sont toujours pas refermées aujourd’hui.

    Merci pour ce commentaire qui remet l’église au milieu du village sur la nature de ces deux systèmes.



  • Bonjour @juluch,

    Merci pour votre commentaire particulièrement lucide qui apporte un éclairage indispensable à la compréhension de cette tragédie.

    Vous touchez là du doigt le nœud gordien de l’histoire ukrainienne de cette période. L’accueil initial d’une partie de la population envers la Wehrmacht, perçue à tort comme une armée de libérateurs, s’explique précisément par le traumatisme des exactions du NKVD que je décris dans l’article, combiné au souvenir encore brûlant de la Grande Famine (l’Holodomor) des années 1930. L’horreur soviétique a, hélas, poussé certains dans les bras de l’horreur nazie.

    Comme vous le soulignez très bien, l’illusion fut de courte durée. Le projet nazi pour l’Est (le Generalplan Ost) n’avait aucunement prévu l’indépendance de l’Ukraine, mais bien la colonisation des terres et l’extermination ou la mise en esclavage de ses populations slaves, considérées comme des « sous-hommes » par l’idéologie nazie. Ceux qui ont choisi la collaboration ont souvent fini broyés par la machine de guerre ou déportés après le retour de l’Armée rouge.

    Votre conclusion est d’une brûlante actualité. La mémoire de ces traumatismes croisés — où chaque camp instrumentalise les crimes passés de l’autre — s’est transmise de génération en génération. Ce passé non digéré, où rien n’a été pardonné, constitue effectivement l’un des moteurs mémoriels et psychologiques du conflit dramatique que nous observons aujourd’hui.



  • @Eric F,

    Je ne fais qu’exprimer une opinion personnelle qui est loin d’être objective. C’est la définition d’une tribune libre, non ? Votre commentaire évoque un sujet que je n’ai pas abordé : en France, on aime pas les gens qui font fortune, contrairement à d’autres pays du monde. Je trouve que c’est très regrettable.

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