Analyse complète, plutôt du ressort d’un article de presse.
J’ai été surpris par le chiffre que les salariés des associations représentent près de 9% du total des salariés du privé, il y a me semble-t-il une dérive vers une professionnalisation sans statut d’entreprise. Cela est à rapprocher avec le constat que l’emploi « productif » diminue au profit du tertiaire (les associations étant de nature « service »).
Autre aspect, au lieu de dire que les jeunes et les actifs s’investissent désormais davantage en proportion dans le bénévolat -voilà une bonne nouvelle-, l’article parle de baisse de la proportion de plus de 65 ans. Bon, faut dire quand même que le senior-bashing désormais en vogue finit par décourager les bonnes intentions.
Enfin, je relève la remarque « L’association, ce n’est pas simplement l’intérêt général, c’est aussi défendre des intérêts particuliers que l’on pense positifs et légitimes » c’est une approche alors de type groupe d’action et de pression catégoriel. Se pose alors parfois la question des subventions publiques lorsque ces intérêts catégoriels sont en porte à faux avec la législation (aide à l’immigration clandestine, obstruction à des infrastructures d’intérêt général etc.). Ce n’est évidemment pas systématique, des associations de soutien scolaire par exemple concourent au bien public et la cohésion.