Un billet qui n’ouvrira pas les yeux à tout ceux ayant fait le choix de les fermer. On a aussi un biais high tech imbécile en étant intellectuellement souvent incapables d’imaginer l’abondance de bienfaits gratuits (un mot insultant pour notre système économique) dont la Nature nous gratifie.
La végétation a toujours été notre assurance vie avant que la débauche de consommation d’hydrocarbures fossiles donne l’illusion de pouvoir s’y substituer dans beaucoup de domaines.
Même après cette période de chaleur, la plupart des réflexes oscilleront entre se doter de climatisation (on refroidit l’intérieur en chauffant un peu plus l’extérieur), ou de ventilateurs (« idéalement » avec fonction réfrigération qui renvoie au même problème). Augmenter la couverture végétale basse et haute (les deux sont complémentaires) ne sera pas la plupart du temps au programme. Les chinois ne sont pas devenus intelligents sur ce domaine par hasard, ils ont été à l’école de la vie avec le fleuve jaune notamment et ses multiples débordements mortels. Il aura fallu une nouvelle catastrophe se chiffrant en milliards de dollars de dommages matériels (probablement grosse perte humaine) pour qu’ils s’avisent qu’un bassin versant du fleuve avait été sévèrement déboisé et augmentait à la fois la charge en sédiments du fleuve et le ruissellement vers le fleuve pour interdire la coupe de bois et obliger les autorités locales à reboiser massivement. La forêt avait plus de valeur économique intacte que tronçonné et transformée en meubles en bois, comme assurance anti inondation, ce qu’aucune technique humaine n’aurait pu assurer.
Donc les générations à venir ont tout à refaire, ce qui leur évitera de s’ennuyer dans un monde qui pourrait être bien plus torride que ce que nous devons gérer en 2026.