@Francis
Bonjour Francis
La différence fonctionnelle donc.
Commençons par les mycoplasmes, chez les animaux parce que chez les plantes il faut parler de phytoplasmes.
Donc les mycoplasmes sont des « bactéries », des mini-bactéries, mais des bactéries quand même. Et ses mycoplasmes possèdent un « métabolisme ». Ils produisent de l’énergie à partir de nutriments et se multiplient.
Ils se distinguent fondamentalement des bactéries « normales », par leur petite taille qui leur permet de « passer les filtres » qui retiennent les bactéries « normales ». Ils ont aussi la particularité de ne pas avoir de « paroi » comme l’ont les bactéries normales. Cette singularité fait qu’ils sont « insensibles » aux antibiotiques classiques à pénicilline ou équivalent. Ils répondent à une autre classe d’antibiotique qui agit sur la synthèse des protéines.
Pendant des dizaines et des dizaines d’années, les virologues ont totalement ignoré que ces mycoplasmes passaient les filtres et provoquaient des effets cytopathiques transmissibles après filtration des bactéries normales.
Ces mycoplasmes peuvent être cultivés et ils se répliquent. C’est plus compliqué que pour les bactéries normales puisqu’il leur faut des substrats particuliers. Mais cela est tout à fait possible. C’est d’ailleurs en les cultivant que l’on parvient à les répliquer et, ensuite à extraire l’ADN de la culture où ils se sont répliquer et de « séquencer » cet ADN provenant des mycoplasmes.
Quant aux virus leur « existence » est simplement « postulée » après observation d’effets cytopathiques après filtration des bactéries. Ceci est le premier critère posé pour faire l’hypothèse de l’existence virale. Ensuite, le second critère est la « réplication » en culture« . Mais ce »titre viral« qui augmente, c’est à dire la quantité de »nanoparticules« qui augmente dans le culot de culture, est attribuée à la »réplication virale« . En fait, il s’agit de l’observation de l’augmentation en culture d’entité de taille nanométrique. Ces entités peuvent être des sécrétomes ou des exosomes. Donc l’augmentation du »titre viral" n’est qu’une simple hypothèse qui n’a jamais pris en compte ni les exosomes ni les sécrétomes.
En résumé, les mycoplasmes sont les êtres vivants les plus petits que l’on connaisse. Ils ont un métabolisme et des organites qui leur permettent de se multiplier. Les « virus », quant à eux, n’ont rien de tout ça : ils sont des concepts intellectuels. Leur « génome » est une construction par assemblages de fragments de nucléotides retrouvés épars dans un culot de centrifugation. Ces fragments que les virologues « tiennent pour viraux », peuvent avoir des origines non virales comme cellulaires, bactériennes ou mycoplasmiques.
La technique aujourd’hui la plus utilisée pour mesurer le « titre viral » est la NTA (Nanoparticle Tracking Analysis). Elle suit en temps réel le mouvement brownien de particules nanométriques sous faisceau laser, et en déduit leur nombre et leur taille avec une précision remarquable. C’est une technique objective, reproductible, quantitative. Et c’est précisément pour cela qu’elle est piégée. La NTA mesure toutes les particules nanométriques présentes dans le surnageant, sans aucune distinction de nature. Les OMV bactériennes. Les exosomes. Les microvésicules. Les sécrétomes. Les corps apoptotiques issus des cellules mourantes. Les agrégats protéiques. Et éventuellement des particules « virales », si elles existent. Elle les comptabilise toutes, indistinctement, dans un seul chiffre que le virologue appelle « titre viral ». C’est une méprise caractérisée.
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